“Abraham vint pour mener deuil sur Sara et pour la pleurer. Et Abraham se leva de devant son mort ; et il parla aux fils de Heth, disant : Je suis étranger, habitant parmi vous ; donnez-moi la possession d’un sépulcre parmi vous et j’enterrerai mon mort de devant moi.” Genèse 23. 2-4
Le verset du jour concernant Abraham, homme de foi et “père de tous ceux qui croient” (Rom. 4. 11), évoque ce que l’on peut ressentir face à la perte d’un proche.
Le récit de ce deuil montre vraiment deux temps dans le comportement du patriarche.
Abraham vit d’abord un temps de grande tristesse, il apparaît désemparé. C’est vraiment le temps de mener deuil et de pleurer. Le texte est sobre, mais laisse une juste place aux sentiments et aux émotions qui ont certainement submergé le patriarche. En effet, notre foi ne nous épargne pas ces moments où des « pourquoi » envahissent notre esprit, surtout en cas de circonstances dramatiques. On se sent désemparé, on se pose de multiples questions, mais elles restent sans réponse. Ces « pourquoi » sont l’empreinte de notre humanité et de notre finitude. Nous n’avons pas à nous culpabiliser pour de telles pensées. Mais en tant que croyants, nous ne sommes pas “affligés comme les autres qui n’ont pas d’espérance” (1 Thes. 4. 13).
Un autre temps suit, celui où Abraham se ressaisit : il se lève de devant le corps de Sara (Gen. 23. 3). Il manifeste alors sa foi en la promesse de Dieu quant au pays promis. Il achète une caverne pour y enterrer son épouse. C’était montrer qu’il n’avait aucun doute sur la promesse divine. La vie continue et l’aide à avancer, mais il sait que la demeure ultime et permanente du croyant n’est pas dans ce monde. Il attend la “cité qui a les fondements, dont Dieu est l’architecte et le constructeur” (Héb. 11. 10).
Pour nous, la Bible ne fournit pas de détails sur cet au-delà, mais elle nous assure d’une présence : “endormis par Jésus… nous serons toujours avec le Seigneur” (1 Thes. 4. 14, 17). L’apôtre conclut par cette exhortation : “Consolez-vous donc l’un l’autre par ces paroles” (v. 18). C’est là l’espérance chrétienne qui nous aide à surmonter ce temps de deuil nécessaire. À nous de la cultiver dans nos pensées par la Parole de Dieu afin que, par “la patience et la consolation des Écritures, nous ayons espérance” (Rom. 15. 4).
Source (Plaire au Seigneur)