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Anéantissements

“Ayez donc en vous cette pensée qui a été aussi dans le Christ Jésus, lui qui, étant en forme de Dieu, n’a pas regardé comme un objet à ravir [ou : butin à préserver] d’être égal à Dieu, mais s’est anéanti lui-même, prenant la forme d’esclave, étant fait à la ressemblance des hommes.” Philippiens 2. 5-7

 

L’anéantissement du Fils de Dieu est un mystère que nul ne comprendra jamais complètement. Que recouvre exactement ce mot « anéantir » ? Les théologiens en débattent depuis des siècles. Pour certains d’entre eux, il signifie que le Fils, en devenant homme, a renoncé à ses attributs divins et s’est « vidé » de sa divinité. Notre foi maintient au contraire que Jésus Christ est et reste “le même, hier, et aujourd’hui et éternellement” (Héb. 13. 8). En lui a habité et habite encore “toute la plénitude de la déité corporellement” (Col. 2. 9). L’anéantissement volontaire du Fils signifie avant tout que Jésus a renoncé à ses privilèges personnels et à la gloire qui les entourait ; il était tout aussi Dieu qu’avant de s’incarner ; mais, en s’incarnant, il a décidé de se mettre dans une position de soumission et de dépendance ; il est devenu serviteur pour accomplir l’œuvre que le Père lui avait confiée.

Ces considérations nous conduisent à l’adoration ; mais pas seulement. Elles nous permettent aussi de mieux imiter Jésus pour avoir la “même pensée” que lui. Nous ne sommes pas capables de renoncer à notre nature humaine. Mais nous pouvons aussi renoncer comme lui à nos droits légitimes et prendre une position d’humilité, de soumission, de dépendance, quand c’est profitable pour notre service envers Dieu et envers d’autres personnes. C’est en renonçant librement à nous-mêmes que nous mènerons une vie pleinement épanouie et utile.

Parce que Jésus a accepté ce dépouillement, Dieu l’a revêtu de la plus grande gloire imaginable. Si nous suivons le même chemin, Dieu un jour nous récompensera. Et dès aujourd’hui, au lieu de perdre notre vie en refusant de renoncer à nous-mêmes, à nos droits, à nos prérogatives, nous la gagnerons (voir Jean 12. 23-26).

Note de l’éditeur : Ce texte, paru le 17 avril 2017, est republié, mais avec le verset du jour dans la version correspondant au commentaire.

Source (Plaire au Seigneur)

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