Samedi 3 Février 2024
Argent et relations
"Si vous regardez vers celui qui porte les vêtements éclatants, et que vous disiez : Toi, assieds-toi ici à ton aise - pour dire ensuite au pauvre : Toi, tiens-toi là debout [...], [vous faites] une discrimination." Jacques 2. 3-4
L'argent est utile mais il peut devenir un poison qui abîme les relations entre les hommes, même les chrétiens. Jacques nous exhorte à lutter contre la dérive qu'est l'amour de l'argent.
Aujourd'hui plus que jamais, l'argent est le moteur des principales activités humaines. Le chrétien ne peut pas entièrement échapper à cela : il lui faut de l'argent pour vivre et il travail pour cela. Mais comme il y a un rapport étroit entre le statut social et la fortune, le danger est de faire de l'argent un critère d'évaluation entre croyants, et même une idole. Un manque de maturité chrétienne peut aussi nous faire associer richesses et bénédictions divine, comme sous l'ancienne alliance où la prospérité matérielle était promise à celui qui était fidèle (Deutéronome 8. 17, 18). Or le Seigneur Jésus, qui nous a donné la vie éternelle, ne nous a pas promis des richesses terrestres. Il nous exhorte plutôt à amasser "des trésors dans le ciel" (Matthieu 6. 19-21).
Hélas, nous avons souvent tendance à prêter plus d'attention à un chrétien riche occupant une position influente qu'à une autre personne de condition modeste. C'est la leçon que Jacques veut enseigner à ses lecteurs. Dans l'exemple qu'il utilise, il rapporte une situation réaliste qu'il décrit avec clairvoyance et vivacité.
Si nous donnons plus d'importance à un frère qui montre des signes extérieurs de richesses, nous avons un comportement charnel, fondé sur des appréciations humaines. De plus, notre jugement est entaché de "mauvaises pensées" humaines puisque nous nous fions aux apparences, alors que le Seigneur sonde le coeur (1 Samuel 16. 7).
Prenons garde, car d'autres critères que les richesses matérielle, comme la prestance physique, l'élocution aisée ou les diplômes, peuvent aussi nous amener à tenir en haute estime celui qui en est pourvu et à ne pas prêter attention aux autres.
Quand à "ceux qui sont riches dans le présent siècle", Paul bien sûr ne les condamne pas, mais il les place devant leurs responsabilités : faire le bien, être généreux et partager avec les autres (1 Timothée 6. 9, 17-19).
La vraie beauté du croyant, c'est l'humilité et la générosité !
Source (Plaire au Seigneur)