“Ébed-Mélec dit à Jérémie : Mets ces vieux lambeaux et ces haillons sous les aisselles… sous les cordes… Et ils tirèrent Jérémie dehors avec les cordes, et le firent monter hors de la fosse.” Jérémie 38. 12, 13
“Revêtez-vous donc… d’affection miséricordieuse, de bonté, d’humilité, de douceur, de patience, vous supportant l’un l’autre.” Colossiens 3. 12
Dans les derniers jours du siège de Jérusalem par les Chaldéens, quatre proches du roi Sédécias accusent Jérémie de haute trahison pour avoir déclaré publiquement : “Ainsi dit l’Éternel : Celui qui demeurera dans cette ville mourra par l’épée, par la famine, ou par la peste ; et celui qui sortira vers les Chaldéens vivra, et aura sa vie pour butin et vivra. Ainsi dit l’Éternel : Cette ville sera livrée certainement en la main de l’armée du roi de Babylone, et il la prendra” (Jér. 38. 2, 3). En condamnant Jérémie pour ses paroles, ils condamnaient Dieu qui les avait prononcées par Jérémie. Devant Sédécias lâche et impuissant, ils descendent le prophète avec des cordes dans une citerne où il n’y avait pas d’eau mais de la boue. Jérémie s’y enlise.
Ébed-Mélec, un Éthiopien, apprend ce qui est arrivé à son ami Jérémie. Si rien n’est tenté, la mort est inéluctable. Touché par la souffrance du prophète, il met en œuvre une opération de sauvetage avec la permission du roi. Des cordes ont descendu Jérémie, elles peuvent bien le remonter ! Ébed-Mélec fait mieux ! Il découvre dans la maison du roi “de vieux lambeaux d’étoffe et de vieux haillons”. Du haut de la citerne, il les descend avec les cordes à Jérémie et lui dit de les passer sous ses bras, sous les cordes. Quelle délicatesse, quelle tendresse ! Il ne veut pas que les cordes blessent Jérémie, très affaibli.
Cet Éthiopien nous donne une belle leçon !
Vouloir aider un ami, un frère ou une sœur dans la foi, est évidemment une chose louable ! Quand une situation est délicate ou périlleuse, veillons à ce que nos bonnes intentions, nos moyens, nos efforts même ne soient pas des cordes nues, sans protection. Ne soyons pas trop sûrs de notre discernement ou de notre solution, car nous pourrions manquer de tendresse et d’attention. Notre frère ou notre sœur risque d’en être blessé… alors que nous voulions l’aider !
Comme Ébed-Mélec, mettons les « morceaux d’étoffe » de la miséricorde, de la bonté, de la douceur et de la patience quand nous voulons porter secours !
Source (Plaire au Seigneur)