“Tout souverain sacrificateur pris du milieu des hommes est établi pour les hommes dans le service de Dieu, afin de présenter des offrandes et des sacrifices pour les péchés. Il peut avoir de la compréhension pour les ignorants et les égarés, puisque la faiblesse est aussi son partage. Et c’est à cause de cette faiblesse qu’il doit offrir des sacrifices pour ses propres péchés, comme pour ceux du peuple.”Hébreux 5. 1-3 Segond
Sous l’Ancienne Alliance, les sacrificateurs officiaient comme intermédiaires entre le peuple et Dieu. Même leur chef, le souverain sacrificateur, lui-même aussi caractérisé par la faiblesse, devait offrir des sacrifices pour ses propres péchés. Il était donc obligé, s’il avait un peu de conscience, “d’avoir de la compréhension pour les ignorants et les égarés”. Ne nous méprenons pas : il ne devait pas « passer l’éponge facilement » sur tout ! Il devait en revanche rester modéré et humble, prudent et bienveillant envers ceux qui reconnaissent leur péché.
Aujourd’hui, les choses ont totalement changé. Nous connaissons Dieu comme un Père, nous sommes sa famille, nous possédons sa vie et son Esprit habite en nous. Plus besoin d’intermédiaire ! Nous avons un accès direct auprès de Dieu par la prière, pour confesser nos fautes, lui exposer nos besoins, le remercier et l’adorer. Quel privilège nous avons ainsi par rapport aux croyants israélites d’alors !
Cependant nous avons des frères et sœurs en Christ. Nous devons prier les uns pour les autres (Jac. 5. 16) et intercéder en leur faveur comme autrefois le souverain sacrificateur le faisait. C’est une fonction importante du chrétien.
Si j’ai conscience de la grâce de Dieu à mon égard, et de la facilité avec laquelle je peux moi-même pécher ou me tromper, je manifesterai beaucoup de douceur envers le frère ou la sœur que je pense être dans l’ignorance ou l’erreur. Je le considérerai comme le frère ou la sœur pour qui Christ est mort, comme celui ou celle que le Seigneur aime, et j’agirai donc avec tact et douceur, conscient de ma propre fragilité.
Chacun de nous est donc appelé à intercéder pour les autres. Faisons-le sans esprit de condamnation, mais avec douceur et amour pour le frère, pour son bien et pour la gloire de Dieu au milieu des siens. Dieu qui lit dans nos pensées discerne parfaitement dans quel état intérieur nous nous trouvons quand nous prions. L’impatience, le mépris et l’indignation n’ont rien à faire dans ce ministère.
Source (Plaire au Seigneur)