Nous lisons dans le premier chapitre des Actes :
« Alors qu'il se trouvait en leur compagnie, il leur recommanda de ne pas s'éloigner de Jérusalem, mais d'attendre ce que le Père avait promis, ce que je vous ai annoncé, leur dit-il, car Jean a baptisé d'eau, mais vous, dans peu de jours, vous serez baptisés du Saint-Esprit. Alors que les apôtres étaient réunis, ils lui demandèrent : Seigneur, est-ce à ce moment-là que tu rétabliras le royaume pour Israël ? Il leur répondit : Ce n'est pas à vous de connaître les temps où les moments que le Père a fixé de sa propre autorité. Mais vous recevrez une puissance lorsque le Saint-Esprit viendra sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie et jusqu'aux extrémités de la terre » (Actes 1:4-8).
Jésus était en train de parler de la venue du Saint-Esprit, et les disciples voulaient parler de théologie et du rétablissement du royaume d’Israël, une question qui les intéressait particulièrement, parce que sa réponse aurait un impact sur leur vie personnelle. Mais Jésus avait un autre intérêt : celui de Dieu, c’est pourquoi il insista sur la venue du Saint-Esprit dans sa puissance, un Esprit qui cherche l’intérêt de l’autre.
Nous sommes dans un temps où la plupart des chrétiens n’annoncent pas l’Évangile. C’est une véritable tragédie. Il n’y a, comme dans le fait d’être parent, aucun intérêt personnel à le faire, au premier abord. On imagine le prix à payer. Mais cela ne vaut-il pas le coup ? La grossesse, l’accouchement, puis le prix à payer par la suite, n’est-il rien comparé à la joie d’avoir un enfant ?
Même beaucoup de pasteurs, qui devraient être des modèles, ne parlent pas de Jésus dans leur vie personnelle de façon régulière. Peu d’âmes sont alors ajoutées au royaume de Dieu. Jésus a été si clair, le fait d’être baptisé du Saint-Esprit vise un but ultime : nous avons été baptisés du Saint-Esprit pour être des témoins. Imaginez votre futur bébé !
Jérémy Sourdril