“La nouvelle [de nombreuses conversions] parvint aux oreilles de l’assemblée qui était à Jérusalem, et ils envoyèrent Barnabas jusqu’à Antioche.” Actes 11. 22
Son nom apparaît dans plusieurs récits du livre des Actes.
“Joseph… avait un champ ; il le vendit, en apporta la valeur et la mit aux pieds des apôtres” (Act. 4. 36, 37). Devant ce don particulier, les apôtres le surnomment “Barnabas”, c’est-à-dire “fils de consolation”.
“Arrivé à Jérusalem, [Paul] cherchait à se joindre aux disciples ; mais tous le craignaient, ne pouvant pas croire qu’il était disciple ; alors Barnabas le prit avec lui… et leur raconta [sa conversion]” (9. 26, 27). En effet, Paul, converti après avoir durement persécuté les chrétiens à Jérusalem, veut se joindre à eux. On comprend leur hésitation. Barnabas apaise les craintes des apôtres en témoignant de sa conversion.
Le verset cité fait allusion à une situation inédite : dans une nouvelle église, à Antioche de Syrie, de nombreux Grecs “se tournèrent vers le Seigneur” (11. 21). Ils vivent alors en assemblée avec des chrétiens issus de l’orthodoxie juive : combien de questions de vie pratique ont-elles dû se lever ! On comprend la perplexité de l’assemblée de Jérusalem formée presque exclusivement de Juifs et dont faisaient partie les apôtres reconnus. Barnabas est alors à leurs yeux le frère de confiance approprié à cette situation et ils l’envoient à Antioche. Arrivé là, ouvert à l’universalité de l’évangile, il se réjouit “et il les exhortait tous à demeurer attachés au Seigneur de tout leur cœur” (11. 23). Barnabas ne manifeste ainsi aucune jalousie en tant que chrétien d’origine juive, il est heureux que l’évangile soit aussi accepté par des païens. Si l’amour du Seigneur Jésus unit ces chrétiens d’origines antagonistes, quelles sont cependant les réponses théologiques et pratiques aux questions soulevées.
Comme Barnabas savait que Dieu avait confié à Paul (ou Saul) “d’annoncer l’évangile aux incirconcis” (Gal. 2. 7), “il s’en alla à Tarse, pour chercher Saul ; après l’avoir trouvé, il le mena à Antioche. Et, pendant une année entière… ils enseignèrent une grande foule” (11. 25, 26).
Ce serviteur s’implique dans ce qui lui est confié. Pour mieux assurer son service, il cherche secours auprès de plus qualifié que lui. En cela, il est un exemple pour nous. Il entre dans “les bonnes œuvres que Dieu a préparées à l’avance” (Eph. 2. 10), et, pour les faire, ne regarde pas à ce qui est à lui, mais estime l’autre supérieur à lui-même (Phil. 2. 3, 4).
Source (Plaire au Seigneur)