Lundi 5 Juin 2023
"Bien-aimés, alors que je m'empressait de vous écrire au sujet de notre commun salut, je me suis trouvé dans l'obligation de vous écrire vous vous exhorter à combattre pour la foi qui a été une fois enseignée aux saints." Jude 3 Version Darby
Combat d'un esclave
Jude est probablement l'un des frères cadets du Seigneur comme Jacques, auteur de l'épître qui porte son nom. Cependant, c'est en qualité "d'esclave de Jésus-Christ" (v. 1) qu'il s'adresse à des églises composées en partie de Juifs (les nombreuses références à l'Ancien Testament le suggèrent), ainsi que de chrétiens d'origine païenne. L'expression "notre commun salut" prend alors toute son importance. En se considérant comme un serviteur, Jude n'est pas seulement soumis à la volonté de son Maître, mais il veille sur ses intérêts comme l'on fait les serviteurs cités en Luc 19. 13-19. Soucieux de la prospérité spirituelle de ceux auxquels il s'adresse, Jude a l'ardent désir d'édifier ses frères et développant pour eux ke sujet du salut. Ce "grand salut" est toujours capable de stimuler notre amour pour son auteur (Hébreux 2. 3) et de nous encourager à témoigner. L'esprit de Jude est donc occupé de ce qu'il écrira à ses "biens-aimés" quand vraisemblablement, lui parviennent des échos de l'état déplorable de ses assemblées, causés par "des impies" infiltrés parmi les fidèles (v. 4). La maturité spirituelle de Jude lui permet aussitôt de mesurer la gravité de la situation et les dommages irréparables qu'un tel état peut provoquer sur le mal n'est pas immédiatement combattu. Renoncera-t-il à aborder un tel sujet ? Certainement pas ! Cela reviendrait-il à tolérer l'action corruptrice de ces "bêtes sans raison" parmi les fidèles (v. 10). Même s'il préfère entretenir ces chrétiens de sujets plus édifiants, son amour pour eux et son discernement de la volonté du Maître lui font changer de discours. Il s'agit de "combattre", et ce combat ne peut pas être évité ni renvoyé à plus tard.
Jude dénonce donc les agissements des "impies". Il emploie des termes très forts capables de réveiller l'ardeur au combat de ceux qui, par trois fois, il nomme ses "biens-aimés" (v. 3. 17, 20). Quel exemple ! Aimer les frères, avoir à coeur leurs progrès, lutter contre les dérives morales ou doctrinales (laxisme et légalisme) : voilà le combat d'un "bon et fidèle esclave" (Matthieu 25. 21, 23).
Source (Plaire au Seigneur)