Mercredi 6 Septembre 2023
"Comme un homme que sa mère console, ainsi je vous consolerai ; vous serez consolés." Ésaïe 66. 13
"Un fils sage écoute l'instruction de son père." Proverbes 13. 1
Comme une mère, comme un père
Par grâce, "nous sommes maintenant enfants de Dieu" (1 Jean 3. 2) et nous le connaissons comme un père (Romains 8. 15). Mais beaucoup de textes bibliques parlent de la tendresse de Dieu, de son affection, de sa compassion. Pour parler de ces sentiments, la Bible utilise, au figuré, le terme d'entrailles (Luc 1. 78) qui, quelques fois, désigne plus précisément le sein maternelle (Psaume 71. 6).
1 Thessaloniciens 2 nous instruit sur l'amour que la mère porte à son enfant comme à une partie d'elle-même (v. 7, 8). La mère a porté son enfant dans son ventre, puis elle l'a allaité : son corps est construit pour cela. Ce passage nous parle ainsi de la mission que Dieu donne aux mères, missions magnifiquement résumée par cette parole de Luther : « C'est Dieu qui lange l'enfant et lui donne la bouillie ; mais il le fait par les mains de la mère ». Notre société na valorise pas spécialement ces gestes ; elle le devrait.
Certains ministères consistent à donner des soins de la part de Dieu à la manière d'une mère dévouée. Cela peut être une composante de la vocation pastorale ; c'est aussi la vocation de certains frères et soeurs, que ce soit dans le soutient aux ministères pastoraux ou dans le soutien aux membres les plus fragiles de l'Église.
Ce texte de 1 Thessaloniciens 2 nous montre aussi la dimension paternelle des soins que nous portons les uns aux autres, sous le registre de l'exhortation (v. 11, 12). La vocation exposée ici n'est pas opposée à la précédente, elle est complémentaire. On dit généralement qu'une mère a un amour enveloppant, le père a un amour émancipateur. La maman dit : « Je vais t'accompagner ». Le papa dit : « Il peut le faire tout seul ». Certes, la mère peut aussi reprendre l'enfant et le responsabiliser ou le père le protéger ! Chacun comprend que ces deux dimensions sont nécessaires, constructives, et qu'elles ne doivent pas se contrarier mutuellement. Ces rôles différents contribuent ensemble à un développement équilibré de l'enfants.
Heureuse l'église qui garde l'équilibre entre les attitudes maternelles et les attitudes paternelles pour répondre aux différents besoins des croyants. Nous avons tous besoins les uns des autres, aussi bien des soeurs que des frères !
Source (Plaire au Seigneur)