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Comment l'Esprit intercède-t-il ? (suite)

L’Esprit enseigne aux chrétiens à comprendre et à appliquer les promesses de l’Écriture... Voici ce qui arrive souvent à des chrétiens quand ils prient pour leurs enfants. Quelquefois ils prient, et sont dans l’obscurité et dans le doute. Il leur semble qu’il n’y a aucun fondement pour leur foi, aucune promesse spéciale pour les enfants des croyants. Mais, tandis qu’ils plaident avec Dieu, Dieu leur montre le sens étendu d’une promesse, et leur âme s’appuie sur celle-ci comme sur le bras du Tout-Puissant.

J’ai entendu raconter qu’une veuve était très en peine au sujet de ses enfants jusqu’à ce que ce passage se présentât avec force à son esprit : « Abandonne donc tes orphelins ! Moi, je les garderai en vie. Quand  tes veuves, qu'elles placent leur confiance en moi ! » (Jérémie 49:11). Elle vit que cette déclaration avait une grande portée, et elle put la saisir, pour ainsi dire, des deux mains. Elle remporta la victoire dans la prière, et ses enfants furent convertis.

L’Esprit conduit les chrétiens à désirer et à demander des choses que la Parole écrite ne spécifie aucunement. Que Dieu soit disposé à sauver, voilà une vérité générale. Il est vrai de même qu’Il est disposé à répondre aux prières. Mais comment connaîtrai-je la volonté de Dieu pour une personne, pour savoir si je puis, oui ou non, prier avec foi et dans la volonté de Dieu, pour sa conversion et son salut ? C’est ici qu’intervient l’Esprit de Dieu qui incline le coeur de Ses enfants à prier pour ces âmes, et cela au moment où Dieu se dispose à les bénir.

Quand nous ne savons pas pour quel sujet prier, l’Esprit nous amène à penser intensément à tel ou tel objet, à en considérer les circonstances, à en apprécier la valeur, à avoir des sentiments profonds à son égard, à prier et à éprouver comme des douleurs d’enfantement jusqu’à ce que la personne soit convertie. Je sais que cette sorte d’expérience est moins connue en ville qu’à la campagne, à cause du nombre infini de choses qui, dans les villes, détournent la pensée et contristent l’Esprit.

Jérémy Sourdril

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