Lundi 7 Novembre 2022
David accusé injustement
Il (Shimeï) sortit de là. Il s'avança en prononçant des malédictions, et il jeta des pierres au roi David... Voici ce que disait Shimeï en le maudissant : Va-t-en, va-t-en, homme sanguinaire, vaurien ! L'Éternel fait retomber sur toi tout le sang de la famille de Saül. Tu as régner à sa place et l'Éternel a livré le royaume entre les mains de ton fils Absalom. Te voilà donc malheureux comme tu le mérites, car tu es un homme sanguinaire !... (David dit) :... Peut-être l'Éternel verra-t-il ma détresse et me fera-t-il du bien au lieu des malédictions d'aujourd'hui. 2 Samuel 16:5-8,11,12
David fuit en catastrophe devant Absalom, son propre fils, qui a monté un complot contre lui pour s’emparer du pouvoir. Tout semble être contre lui. Beaucoup l’abandonnent. La situation est terrible pour David. Pourtant nous n’entendons pas une plainte contre l’Éternel sortir de ses lèvres.
Alors qu’il est harassé de fatigue, voici que Shimeï, un homme de la maison de Saül, le maudit violemment et lui lance des pierres. Il l’accuse d’avoir causé la chute de Saül et de sa famille pour prendre sa place. Or David n’a jamais porté le moindre coup contre aucun membre de la maison de Saül. Bien au contraire, il a pleuré quand Jonathan et Saül sont morts dans la bataille (2 Samuel 1:11,12). Plus encore, il a accueilli Mephibosheth, le petit-fils de Saül, dans son propre palais comme un de ses fils (2 Samuel 9:7). Toute sa conduite, contrairement aux coutumes de son temps, a été bienveillante, bonne et juste vis-à-vis de Saül et sa descendance.
Devant cette injustice, David aurait pu réagir. Mais non, il accepte la situation. Il connaît la sentence de l’Éternel contre lui (2 Samuel 12:10) et comprend que son épreuve en fait partie. Il s’en remet à la grâce et à la miséricorde de Dieu dont il a souvent fait l’expérience.
Il peut arriver dans notre vie que les circonstances semblent être toutes contre nous, et cela parfois de notre faute. Comme David, ne nous plaignons jamais de Dieu. Il est immuable dans son amour et dans sa justice ; dire ou penser le contraire, ne serait-ce pas blasphémer ? Continuons à lui faire confiance, même si nous sommes accusés à tort. Laissons au Seigneur le soin de nous justifier, si c’est nécessaire.
Source (Plaire au Seigneur)