“Il y avait un homme malade, Lazare, de Béthanie, village de Marie et de Marthe sa sœur… Les sœurs envoyèrent dire à Jésus : Seigneur, voici, celui que tu aimes est malade.” Jean 11.
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“Dieu est notre refuge et notre force, un secours dans les détresses, toujours facile à trouver.” Psaume 46. 1 “Rejetez sur lui tout votre souci, car [Dieu] prend soin de vous.” 1 Pierre 5. 7
Disponibilité assurée Jésus vient de terminer une âpre controverse avec les Juifs rassemblés au portique de Salomon; il les a vus s’armer de pierres pour le lapider; il se retire alors avec ses disciples “au-delà du Jourdain, à l’endroit où Jean avait baptisé”.
Le temps qu’il passe là est estimé entre trois et quatre mois, espace approximatif entre la fête de la Dédicace et la Pâque ; il ne prend fin qu’à l’annonce de la maladie de Lazare. “Seigneur… celui que tu aimes est malade”.
La brièveté du message, loin de minimiser l’état critique de Lazare, le met plutôt en évidence.
Ne fallait-il pas que Marthe et Marie croient en l’imminence d’un dénouement fatal pour en informer le Maître ?
Elles n’hésitent alors plus à lui envoyer un messager.
Elles sont certaines qu’il saura trouver Jésus, le destinataire, et que celui-ci, touché dans son amour pour ses amis, saura ce qu’il lui faut entreprendre.
La paisible assurance et la foi de Marthe et Marie ont été magnifiquement récompensées : Jésus ressuscite leur frère.
Ce récit contribue prioritairement à magnifier la gloire de Dieu, mais il est aussi écrit pour notre édification.
En effet, les fidèles de tout temps, comme les chrétiens aujourd’hui, ont été éprouvés et continueront de l’être par des afflictions et même des détresses comme l’ont expérimenté les fils de Coré (second verset du jour).
Où trouver alors le refuge, où puiser la force pour “avoir du secours au moment opportun” (Héb. 4. 16)?
Dans l’A.T. comme dans le N.T, une même source est indiquée : Dieu.
Et les raisons en sont données : parce que Dieu est “facile à trouver” et “qu’il prend soin de nous”, même si les circonstances paraissent contraires.
De cela les fils de Coré comme Pierre, témoin de la résurrection de Lazare, peuvent témoigner.
Celui que tu aimes est malade ou souffrant, abattu, affligé, désorienté, tourmenté… cette prière suffit.
Dieu attendra peut-être “deux jours” avant d’agir, mais il répondra au-delà de toute attente (Jean 11. 6, 40).