“Il y avait un homme malade, Lazare, de Béthanie, village de Marie et de Marthe sa sœur… Les sœurs envoyèrent dire à Jésus : Seigneur, voici, celui que tu aimes est malade.” Jean 11. 1, 3
L’information que Marthe et Marie font parvenir à Jésus est une prière indirecte. En effet, implicitement, c’est bien une demande d’intervention qu’elles lui adressent par ce message. Elles ne doutent nullement de l’amour du Seigneur, et elles ne se trompent pas : “Jésus aimait Marthe, et sa sœur, et Lazare” (v. 5). Elles ne doutent pas non plus de sa toute-puissance, comme Marthe le déclare : “Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort” (v. 21). C’est parce qu’elles ont une entière confiance en Jésus qu’elles se bornent à l’aviser de la maladie de leur frère. Ne sait-il pas mieux qu’elles comment il convient d’agir ? Pourquoi lui dicteraient-elles la conduite à tenir ? Elles s’appuient sur son amour, elles savent qu’il comprendra… Jean transcrit la requête des deux sœurs avec beaucoup de délicatesse. Le verbe « aimer » qu'il utilise dans leur requête est « phileo » (avoir de l’affection), tandis qu’il se sert du verbe plus riche « agapao » (aimer profondément) pour exprimer l’amour du Seigneur : “Jésus aimait Marthe, et sa sœur, et Lazare”.
La confiance de Marthe et Marie ne sera pas déçue, mais d’une part la réponse se fera un peu attendre, et d’autre part elle viendra sous une forme à laquelle elles ne s’attendaient pas du tout, nous le savons : celle de la résurrection de Lazare.
C’est un encouragement pour nous à faire entièrement confiance à Dieu, c’est-à-dire à ne pas seulement croire qu’il peut intervenir, mais à être également certains que son amour apportera la meilleure solution à notre problème. Quand nous-mêmes, ou l’un des nôtres, traversons la maladie ou l’épreuve, nous ne savons pas toujours ce qu’il faut demander au Seigneur, mais nous pouvons toujours faire appel à l’amour divin et lui dire : Pense à “celui que tu aimes…”
Quel réconfort de pouvoir nous confier en Dieu de cette manière lorsque nous le prions pour l’un de nos enfants ou de nos amis, dont nous ne connaissons pas exactement les circonstances présentes, en lui disant tout simplement : “Celui que tu aimes…” !
C’est aussi une belle manière d’honorer Dieu que de faire confiance à son amour, à sa sagesse et à sa puissance.
Source (Plaire au Seigneur)