“Les sœurs [Marthe et Marie] envoyèrent dire à Jésus : Seigneur, voici, celui que tu aimes est malade… Jésus dit alors ouvertement [à ceux qui l’entouraient] : Lazare est mort… Quand Marthe eut entendu dire que Jésus venait, elle alla à sa rencontre ; mais Marie restait assise dans la maison.” Jean 11. 3, 14, 20
Comment vivre avec Jésus le départ d’un être cher ? Marthe et Marie en ont fait l’expérience : elles ont fait appel à Jésus quand elles ont vu leur frère Lazare très malade ; mais Jésus est arrivé quand elles commençaient leur deuil.
La prière des deux sœurs est touchante : elles présentent simplement leur peine et leur incompréhension à Jésus. Les deux sœurs adoptent des comportements différents : Marthe va à la rencontre de Jésus, tandis que Marie reste à la maison. Cela correspond à leurs caractères différents ; Jésus répond à chacune selon ses besoins propres.
Marthe souhaite parler et reproche même à Jésus son retard (v. 21). C’est une façon d’exprimer sa confiance dans la puissance de Jésus. Jésus l’encourage en se révélant comme celui qui est “la résurrection et la vie” (v. 25) et l’appelle à la confiance. Cet échange amène Marthe à mieux le connaître : “Oui Seigneur, moi je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu qui vient dans le monde” (v. 27).
Marie, qui a préféré rester seule, accueille le Seigneur avec le même reproche que sa sœur. Elle semble se renfermer sur sa peine : elle pleure (v. 33). Jésus lui manifeste alors sa sympathie : “Il frémit en son esprit et se troubla… il pleura” (v. 33-35). Il montre son respect pour sa douleur ; il est “profondément indigné et bouleversé” (Segond 21) devant les conséquences du péché : la mort, la tristesse, les relations brisées. En pleurant avec Marie, il manifeste aussi toute son affection.
La présence physique de Jésus avec Marthe et Marie, puis le miracle de la résurrection de Lazare donnent bien sûr une dimension particulière à ce deuil. Quant à nous, nous sommes encouragés, car Jésus a promis sa présence — invisible mais réelle — avec nous tous les jours.
Ce récit nous montre la proximité de Jésus avec ceux qui sont dans la peine. Ressentons sa puissance, son autorité et son amour quand il s’adresse à Lazare : “Lazare, viens ici, dehors !” (v. 43). C’est un double encouragement quand on passe par un deuil dans la famille de Dieu : éprouver sa proximité et sa compassion et savoir qu’il accueille celui que nous avons perdu.
Source (Plaire au Seigneur)