“Par beaucoup de paraboles semblables, [Jésus] leur annonçait la Parole selon ce qu’ils pouvaient comprendre ; mais il ne leur parlait pas sans parabole ; et en privé, il expliquait tout à ses disciples.” Marc 4. 33, 34
Aujourd’hui la pédagogie traditionnelle n’est plus bien acceptée. Il ne suffit plus d’apporter un enseignement solidement argumenté et logiquement structuré. Dans tous les domaines, il faut soigneusement gagner l’intérêt des auditeurs, solliciter leur participation active, utiliser des images, être concis pour qu’un message retienne leur attention. Un enseignement non illustré n’accroche plus vraiment l’auditoire ou, tout au plus, l’accroche sans s’imprimer dans les mémoires ; il communique de la connaissance intellectuelle mais atteint difficilement le cœur des auditeurs.
Pourquoi les choses seraient-elles différentes dans l’Église alors qu’elle est constituée de personnes qui vivent dans la société d’aujourd’hui ? Ce n’est pas parce que l’Esprit Saint est présent que le prédicateur n’a pas la responsabilité de s’adapter au public (voir Act. 17. 3). D’ailleurs, les prédications dans les églises ont beaucoup évolué. Elles sont devenues un mélange d’anecdotes et d’enseignement de type magistral. Faut-il réagir à cela ?
Relisons les évangiles ! Ce sera l’occasion de constater que l’enseignement sans cesse illustré est un héritage biblique ! Ce à quoi nous assistons est donc un retour à la pédagogie du Seigneur ! Alors, ne nous en privons pas et n’en privons pas ceux qui ont besoin d’entendre quelque chose de sa part. Bien sûr, il ne s’agit pas de raconter des histoires pour faire plaisir à ceux qui écoutent, mais bien d’illustrer avec équilibre et à-propos l’enseignement spirituel que l’on veut souligner.
Apprenons du Seigneur en observant comment il a parlé. Il nous a laissé un grand nombre d’images pour illustrer sa pensée, par exemple dans le Sermon sur la montagne (verset du jour). Comme lui, illustrons l’essentiel par l’anecdotique. Le Seigneur ne parlait pas pour amuser, pour être applaudi ou admiré, il parlait pour être écouté et compris.
Et puis avant tout, puisque nous sommes les esclaves du Seigneur, retenons la meilleure façon “d’orner” l’enseignement : faisons preuve de soumission à l’Esprit Saint. Rejetons l’impiété et les convoitises, et vivons avec sobriété, justice et piété (Tite 2. 10-12). Finalement, soyons l’illustration vivante de ce que nous prêchons !
Source (Plaire au Seigneur)