“Une fois venus à Jésus, quand [les soldats] virent qu’il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes ; mais l’un des soldats lui perça le côté avec une lance ; et aussitôt il en sortit du sang et de l’eau.” Jean 19. 33, 34
Quelle profanation que ce coup de lance porté sur un corps sans vie ! Il est pourtant dirigé par la providence de Dieu. L’apôtre Jean insiste sur son importance et tient à l’attester : “Celui qui l’a vu rend témoignage, et son témoignage est véritable (lui sait qu’il dit vrai) afin que vous aussi vous croyiez” (Jean 19. 35).
On peut mettre en valeur trois conséquences d’un tel acte :
– Le sang de Jésus Christ qui s’écoule après le coup de lance est ce sang qui “nous purifie de tout péché” (1 Jean 1. 7). L’apôtre Pierre souligne sa valeur : “Vous avez été rachetés de votre vaine conduite… par le sang précieux de Christ” (1 Pi. 1. 18, 19). Il était indispensable qu’un tel sang soit répandu, car “sans effusion de sang il n’y a pas de rémission”, c’est-à-dire pas de pardon des péchés (Héb. 9. 22).
– La mort de Jésus constatée par les soldats montre qu’il a donné lui-même sa vie, que personne ne pouvait la lui prendre. Elle lui a épargné le sort réservé aux autres suppliciés : le brisement de leurs jambes pour hâter la mort par étouffement. Ainsi la prophétie citée par Jean — “Pas un de ses os ne sera cassé” (Jean 19. 36) — est accomplie et reste un témoignage pour les Juifs. La citation fait aussi allusion à l’agneau de la Pâque : “Vous n’en casserez pas un os” (Ex. 12. 46). Or la Pâque est une préfiguration de la croix : “Notre pâque, Christ, a été sacrifiée” (1 Cor. 5. 7). Cela représente donc aussi un puissant témoignage pour les Juifs afin de les amener à reconnaître le Messie, d’autant que cette fête est un événement majeur pour eux.
– La blessure liée à ce coup de lance restera un témoignage pour les Juifs dans l’avenir : “Ils regarderont vers celui qu’ils ont percé” (Jean 19. 37 ; Zach. 12. 10). La prophétie de Zacharie évoque les grandes tribulations subies par ce peuple, qui provoqueront un esprit de repentance et amèneront le jour de leur délivrance. Cette blessure leur permettra de reconnaître le Christ, celui qui est mort sur une croix pour leur salut, quand il viendra établir son règne (Apoc. 1. 7).
Source (Plaire au Seigneur)