“J’ai attendu que quelqu’un ait compassion de moi, mais il n’y a eu personne… et des consolateurs, mais je n’en ai pas trouvé.” Psaume 69. 20
Il semblerait que de nos jours la consolation soit un art en voie de disparition ! Celui qui traverse aujourd’hui une grande peine, un trouble ou même un simple chagrin, se voit souvent rappeler que « c’est normal » et que « ça va passer » ; on lui conseille volontiers de prendre des antidépresseurs tout en l’invitant à garder pour lui sa mélancolie ! Évoquer sa tristesse en public ? En général, elle n’intéresse personne ; nombreux sont ceux qui s’en détournent comme si elle était contagieuse !
Qu’est-ce qu’une consolation ? C’est un moment de partage avec celui qui a été frappé par la mort d’un proche, l’exil, l’isolement, une déception… Chaque fois, il s’agit d’une perte. Consoler, c’est apporter des mots et des gestes qui permettent à l’ami blessé non pas d’oublier cette perte, mais de vivre avec elle, tout en le préservant de ce sentiment d’injustice si souvent présent.
Dans le verset du jour, David décrit à l’avance cette absence de consolation que connaîtra Jésus durant sa vie terrestre ; il ajoute : “Il n’y a personne qui s’enquière de mon âme” (Ps. 142. 4). Jésus était pourtant venu apporter à ses contemporains les consolations divines ; mais il n’en reçut aucune en retour !
Par contre, que dit maintenant Paul ? “Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ, le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation, qui nous console à l’égard de notre affliction, afin que nous soyons capables de consoler ceux qui sont dans quelque affliction que ce soit, par la consolation dont nous sommes nous-mêmes consolés par Dieu” (2 Cor. 1. 3, 4). C’est en Dieu que le croyant trouve la source de toute consolation véritable. La consolation divine n’est pas une fin en soi, elle rend les croyants qui en bénéficient capables de prodiguer à leur tour du réconfort. La consolation humaine est peut-être en voie de disparition aujourd’hui, mais la consolation divine est toujours effective… et tout croyant est un « consolateur potentiel », pour ses frères et sœurs comme pour les inconvertis qui l’entourent… une bonne occasion de leur montrer l’amour de Dieu. Mais ne faut-il pas avoir souffert pour appeler Dieu “le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation” ?
Source (Plaire au Seigneur)