Vendredi 24 Mars 2023
"Jésus dit à Philippe : Où achèterons-nous des pains pour que ces gens aient à manger ? Mais il disait cela pour l'éprouver, car il savait ce qu'il allait faire." Jean 6. 5, 6
La formation du disciple
La question que Jésus pose à Philippe : "Où achèteront-nous des pains pour que ces gens aient à manger ?" place le disciple dans une situation qui ressemble un peu à celle qu'on connue Moïse et Élisée (Nombres 11. 13 ; 2 Rois 4. 43). Elle met en évidence l'étendue des besoins essentiels de l'homme autant que son impuissance à les satisfaire.
Les disciples devaient apprendre cette vérité avant de pouvoir exercer leur ministère après le départ du Seigneur. Jésus va donc teste pour les préparer à répondre de la bonne manière aux besoins spirituels auxquels ils seront bientôt confrontés. Par sa question, il leur montre qu'il ne veut pas renvoyer la foule ou l'abandonner à ses propres ressources ; son intention est de la nourrir.
Évaluer les besoins, avant de passer à l'action, est certainement un bon premier pas. Cependant si, en estimant les ressources à sa disposition, on ne compte que sur les siennes propres, on arrive obligatoirement à la conclusion qu'elles sont toujours insuffisantes. C'est l'expérience de Moïse : "Où prendrais-je de la viande ?" (Nombre 11. 13).C'est pourquoi le Seigneur désire nous enseigner à ne compter que sur lui, comme Josaphat en fait l'expérience : "Nous ne savons que faire, mais nos yeux sont sur toi" (2 Chroniques 20. 12).
La raison plus évidente de cette formation est de nous épargner les échecs et, par conséquent, le découragement, les regrets ou la crainte de continuer notre service. C'est aussi celle de nous garder de nous confier en nos ressources humaines, qu'elles soient matérielles, intellectuelles, physiques ou même... spirituelles ! Dieu veut nous enseigner à l'honorer d'une totale confiance dans les ressources qu'il nous fournit pour le service qu'il nous confie : "Notre capacité, au contraire, vient de Dieu" (2 Corinthiens 3. 5).
Dans ce service, il doit être évident que "cette grande puissance sois attribuée à Dieu et non pas à nous" qui ne sommes que des "vases de terre" contenant cependant un inestimable "trésor" (2 Corinthiens 4. 7). "Quand je suis faible, c'est alors que je suis fort" (2 Corinthiens 12. 10) car, dans les mains du Seigneur, peu devient beaucoup.
Source (Plaire au Seigneur)