Vendredi 18 Août 2023
"Il s'y trouvait un homme qui avait la main sèche. Ils observaient Jésus, pour voir s'il le guérirait le jour du sabbat [...] Il (Jésus) leur dit : Est-il permis, le jour du sabbat, de faire du bien ou de faire du mal, de sauver une personne ou de la tuer ?" Marc 3. 1-4
La loi ou l'amour
Le Seigneur résume la loi de Moïse en quelques mots : aimer Dieu et aimer notre prochain. Si les pharisiens qui prétendaient la respecter et l'accomplir avaient compris cela, ils se seraient réjouis de chacune des guérisons effectuées par Jésus, même si elles avaient eu lieu le jour du sabbat. C'est ce que le Seigneur veut leur faire découvrir par les questions qu'il leur pose : qui agissait véritablement selon l'esprit de la loi ? Lui, Jésus, qui voulait guérir et faire du bien, ou eux qui le surveillaient et voulaient lui faire du mal ?
Faute d'avoir l'amour de Dieu pour mobile, les pharisiens, en observant sans amour des commandements, cherchaient surtout à passer auprès des autres pour des hommes très religieux. Ils se détournaient ainsi complètement du Dieu qu'ils prétendaient honorer. Ils se séduisaient eux-mêmes (Jacques 1. 26). Cette mentalité les avait conduits à transformer la loi divine donnée à Israël en une multitude de prescriptions que le Seigneur désignait comme étant "des commandements d'hommes" (Matthieu 15. 9). Elles étaient devenues si nombreuses que seuls des spécialistes pouvaient les connaître et cela renforçait leur esprit de supériorité : "Cette foule qui ne connaît pas la loi (disaient-ils), ce sont des maudits !" (Jean 7. 49).
Quel contraste avec le Seigneur qui, poussé par son amour vers la foule des déshérités, les délivrait de leurs misères et leur annonçait l'amour de Dieu avec des paroles très simples et pleines de grâce !
Nous trouvons bien sûr que les pharisiens étaient très coupables de mépriser ceux qui composaient le peuple de Dieu. Mais attention ! Un « petit pharisien » sommeille toujours en chacun de nous, constamment prêt à croire qu'on peu gagner la faveur de Dieu en se faisant des lois, à partir de versets de la Parole et en les observant. Cette disposition d'esprit est ce qu'on appelle le légalisme. Elle conduit vite à se trouver supérieur aux autres !
Et alors, l'amour du prochain risque d'être oublié, qui conduit à ce "que l'humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes" (Philippiens 2. 3).
Source (Plaire au Seigneur)