Lundi 23 Septembre 2024
La myrrhe sur le verrou
"Je me suis levée pour ouvrir à mon bien-aimé, et de mes mains à dégoutté la myrrhe, et de mes doigts, la myrrhe limpide, sur les poignets du verrou. J'ai ouvert à mon bien-aimé, mais mon bien-aimé s'était retiré." Cantique des cantiques 5. 5, 6 Version Darby
Même s'il est blessé par nos défaillances, l'amour de Dieu est inoxydable.
Cette jeune fille est ardemment aimée par son fiancé. Pourtant, elle tarde à répondre quand il frappe à sa porte, car elle viens juste de se préparer pour la nuit. Quand enfin elle ouvre, elle s'aperçoit que de la myrrhe coule de ses doigts et que son bien-aimé est parti. L'explication généralement donnée est que le bien-aimé a laissé un signe de son passage : la myrrhe sur le verrou, résine odorante qui provient d'un arbre que l'on entaille, est une image de son amour blessé.
Cette scène évoque notre relation avec Dieu. L'amour de Dieu a été blessé par l'attitude d'Adam et Ève. Dieu pourvoyait à leur nourriture, il cherchait une relation étroite avec eux ; mais ils ont désobéi au seul commandement donné par Dieu. Pourtant Dieu ne les a pas abandonnés, il les a cherchés et leur a fait la promesse d'un libérateur (Genèse 3. 15). N'était-ce pas, comme « la myrrhe sur le verrou », le témoignage émouvant de l'amour blessé ?
Tout au long de son histoire, le peuple d'Israël, bien-aimé de Dieu, est l'objet de ses soins constants. Mais, malgré les appels des prophètes, il refuse de revenir à lui. Dieu montre la mesure de son amour en donnant le Messie à son peuple. Nouveau refus de son peuple bien-aimé. Mais, là aussi, par l'oeuvre de la croix, Dieu n'a-t-il pas déposé « la myrrhe sur le verrou », c'est-à-dire donné un témoignage touchant de « son amour blessé » ?
Aujourd'hui, notre Seigneur nous dit souvent : « Ouvre-moi ». Il sollicite notre activité pour lui, le geste du souvenir dans la cène, notre écoute de sa Parole... bref notre amour. Parfois, nous aussi, nous tardons à le faire. Mais sachons qu'il déposera toujours de « la myrrhe sur le verrou », en témoignage de son amour blessé.
Comme la bien-aimée du Cantiques des cantiques, à nous de lui ouvrir, de le chercher, de l'appeler (Cantique 5. 6) et de rendre un merveilleux témoignage à sa personne (Cantique 5. 9-16).
Source (Plaire au Seigneur)