Dimanche 1 Octobre 2023
"L'heure étant venue, il [Jésus] se mit à table, et les apôtres avec lui. Il leur dit : J'ai désiré vivement manger cette Pâque avec vous, avant de souffrir." Luc 22. 14, 15
La Pâque et la Cène
La pâque est une fête chère à tout Juif car elle rappelle l'extraordinaire protection de Dieu envers son peuple en esclavage : il l'a notamment épargné de la dernière plaie envoyée sur le Pharaon et l'Égypte. Pour l'ange exterminateur, ce qui distinguait la maison d'un Israélite, c'était le sang d'un agneau mis sur les deux montants et le linteau de la porte ; ce sang protégeait le premier-né de chaque famille. Aucun mérite particulier n'était pris en compte. Ce qui était demandé au peuple, c'était simplement de croire au signe indiqué par Dieu à Moïse et de l'appliquer (Exode 12). Par la suite le peuple devait, chaque année, se souvenir de cette délivrance.
C'est à l'occasion du repas de la pâque que le Seigneur a institué la cène. Jésus a rassemblé ses disciples dans une chambre et il leur précise qu'il va bientôt souffrir. Il y a là deux raisons pour rendre ce moment particulièrement solennel. Et pourtant, quelles sont leurs pensées ? L'un d'eux, Judas, calcule la somme d'argent qu'il pourra retirer de sa trahison. Les autres, qui ont vécu une semaine troublée faite d'espoirs et de déceptions, semblent vivre un moment important, mais à leur façon : peu après le repas, ils se disputent les premières places dans le royaume à venir !
Pourtant, ce que Christ se prépare à accomplir va bien au-delà de ce que nous apprend cette fête juive : il va se livrer, lui le véritable Agneau de Dieu. Comme le dit l'apôtre Paul, Jésus est lui-même "notre pâque, [qui] a été immolé" (1 Corinthiens 5. 7) pour nous délivrer définitivement du jugement de Dieu, moyennant la foi. L'apôtre Pierre a participé à ce repas ; plus tard il écrit dans son épître : "Vous avez été rachetés de la vaine manière de vivre [...] par le sang précieux de Christ" (1 Pierre 1. 18, 19).
Comment assurer le souvenir d'une telle délivrance, pour les générations chrétiennes qui suivront ? C'est le Seigneur lui-même qui institue un mémorial. Le pain qu'il rompt rappelle son corps donné pour nous, la coupe qu'il tend rappelle son sang versé pour nous. Le monde cherche à nous faire oublier cette délivrance, mais le Seigneur nous invite par ces signes concrets, à nous souvenir de son oeuvre à la croix, de sa mort et de sa résurrection.
Source (Plaire au Seigneur)