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La sagesse de l'homme ou la sagesse de Dieu

“Puisque les Juifs demandent des miracles et que les Grecs recherchent la sagesse, nous, nous prêchons Christ crucifié, pour les Juifs occasion de chute, pour les nations folie, mais pour ceux qui sont appelés, aussi bien Juifs que Grecs, Christ la puissance de Dieu et la sagesse de Dieu.” 1 Corinthiens 1. 22-24

 

L’apôtre Paul établit dans ces versets un fort contraste entre la sagesse humaine et la sagesse divine. Cette sagesse, aucun des chefs de ce monde ne l’a connue car : “s’ils l’avaient connue, ils n’auraient pas crucifié le Seigneur de gloire” (1 Cor. 2. 8).

Les Juifs demandent des miracles, pensent que Dieu se manifeste exclusivement par la puissance comme il l’a fait en les délivrant de l’esclavage de l’Égypte. Les Grecs, guidés par la raison, n’acceptent pas que Dieu se fasse homme et meure sur une croix.

Le constat de Dieu au lendemain de la chute est explicite : “Voici, l’homme est devenu comme l’un de nous, pour connaître le bien et le mal” (Gen. 3. 22). En clair, l’homme prétend définir le bien et le mal à la place de Dieu. Des siècles plus tard, l’humanisme entend promouvoir une sagesse humaine. Fondé sur les capacités humaines, il a permis d’extraordinaires résultats techniques dont nous profitons. Malheureusement, il va de pair avec une augmentation de la violence et de la corruption. Paul montre que l’Évangile est une sagesse d’une autre nature, elle vient de Dieu, elle est révélée par son Esprit (1 Cor. 2. 6-16).

Le message de la croix est tout autre : celui de l’échec de la sagesse humaine et de la nécessité du salut. La croix, considérée par les hommes comme une défaite, est en réalité une victoire éclatante : “ayant dépouillé les pouvoirs et les autorités, il les a donnés en spectacle, triomphant d’eux en la croix” (Col. 2. 15).

À la croix, le renoncement, l’obéissance librement acceptée et l’amour, triomphent de l’égoïsme, de l’indépendance, et de la violence. Le Christ Jésus “ne s’est pas prévalu d’un rang d’égalité avec Dieu, mais… il s’est abaissé lui-même en devenant obéissant jusqu’à la mort — la mort sur la croix” (Phil. 2. 8, NBS). La résurrection ouvre la voie à une nouvelle vie pour ceux qui acceptent de mourir moralement avec lui, reconnaissant ainsi leur nature pécheresse.

Les chrétiens sont exhortés à manifester dans ce monde cette vie marquée par la sagesse divine : le sel de la terre et la lumière du monde (Matt. 5. 13, 14).

Source (Plaire au Seigneur)

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