“Quand Manassé fut dans la détresse, il implora l’Éternel, son Dieu, et s’humilia beaucoup devant le Dieu de ses pères, et le pria ; et il se laissa fléchir par lui, et écouta sa supplication, et le ramena à Jérusalem dans son royaume ; et Manassé reconnut que c’est l’Éternel qui est Dieu.” 2 Chroniques 33. 12, 13
Manassé était fils du pieux roi Ézéchias mais fut le pire roi qui a régné sur Juda. C’est vrai qu’il était né pendant la période de sursis qui avait été accordée à son père et durant laquelle ce dernier devint orgueilleux (2 Chr. 32. 25). C’est vrai aussi qu’à douze ans, lorsqu’il monta sur le trône, il a pu facilement être le jouet de mauvais conseillers.
Il entraîne son peuple “à faire le mal plus que les nations que l’Éternel avait détruites devant les fils d’Israël” (2 Chr. 33. 9). Il pratique l’occultisme, sacrifie son fils, place une idole dans la maison de Dieu. Outre ces abominations, Manassé commet des atrocités. Dieu l’avertit, mais il n’y fait pas attention. Les Assyriens prennent alors Manassé et l’emmènent à Babylone. La justice de Dieu s’exerce-t-elle enfin ?
Là, à Babylone, lié de chaînes, dans la détresse, il se repent, s’humilie, prie et supplie l’Éternel. Merveille de la grâce divine, Dieu se laisse fléchir ! Il écoute sa supplication et le ramène à Jérusalem, à la tête de son royaume.
Dès lors, Manassé s’applique à servir l’Éternel en détruisant les idoles qu’il avait faites et en rétablissant les sacrifices prescrits par Dieu. Dans cette délivrance, la grâce de Dieu et sa miséricorde envers Manassé et son peuple éclatent d’autant plus que les péchés commis étaient des offenses personnelles à l’Éternel dont il avait profané le temple.
Peut-être qu’un lecteur estime qu’il est trop grand pécheur pour pouvoir être pardonné ; ou bien peut-être qu’un croyant garde sur sa conscience un péché non confessé si grave en pensant que Dieu ne peut plus l’accepter ; peut-être que, comme Manassé dans ses chaînes, il pleure à cause des conséquences de fautes qu’il a commises. Que cet exemple de la grâce de Dieu l’encourage à se tourner vers Dieu, à s’humilier, à supplier.
L’histoire de Manassé nous aide à comprendre que Dieu accueille toujours un homme qui s’humilie devant lui. Sa miséricorde ne connaît pas de limite. La seule chose qui soit impossible à Dieu, c’est de refuser de pardonner à un pécheur qui se repent ou de ne pas écouter un de ses enfants qui revient à lui.
Source (Plaire au Seigneur)