“[Les croyants] persévéraient dans la doctrine et la communion des apôtres, dans la fraction du pain et les prières… Tous les croyants étaient dans le même lieu et ils avaient tout en commun.” Actes 2. 42-44
Le premier verset du jour souligne l’unité vécue des premiers croyants. Il présente les caractères de l’Église naissante, qui devraient être ceux de l’Église de tous les temps : l’amour pour le Seigneur et l’amour des uns pour les autres. L’abandon du vrai amour explique les divisions et l’affaiblissement de l’église.
Ce sont ces vertus qui font de l’Église une communauté vivante.
Les premiers croyants partagent une même nourriture spirituelle : l’enseignement des apôtres qui, dans leurs commentaires oraux ou dans leurs écrits, expliquent et développent l’enseignement de Jésus. Cela enracine l’Église dans la Parole reçue. La communion fraternelle est rendue visible par le partage des biens pour aider les plus démunis. On est loin du communisme, car c’est une solidarité spontanée, née de l’amour réciproque qui évite les jalousies si préjudiciables à une vraie communion et à un vrai partage spirituel.
L’amour pour leur Sauveur et Seigneur est maintenu vivant par la participation à la cène, la fraction du pain. Un puissant moyen d’unir les cœurs est de rappeler ensemble qu’il a donné son corps et que son sang a été versé pour nous.
La prière en commun est un exercice auquel se livraient les premiers croyants. Ils montraient ainsi une vraie dépendance, reconnaissant leur besoin de s’en remettre à Dieu.
Brossé par Luc, ce tableau est d’une grande importance. Les croyants s’engagent dans une fidélité de vie commune et l’Esprit Saint provoque la naissance d’une communauté qui organise un vrai « vivre ensemble ». L’Église ainsi unie rend vivante aux yeux des contemporains la prière de Jésus concernant les croyants : “Ce n’est pas seulement pour eux que je fais des demandes, mais aussi pour ceux qui croient en moi par leur parole… afin qu’eux aussi soient un en nous, afin que le monde croie que c’est toi qui m’as envoyé” (Jean 17. 20, 21). On sait ce qu’il est malheureusement advenu de cette belle unité du début qui suscitait une réelle admiration parmi les gens de l’époque : l’individualisme de nos sociétés et les prétentions humaines l’ont mise à mal.
Là où le Seigneur nous a placés, recherchons ces vertus pour maintenir la pensée du Seigneur : une Église unie autour de Christ et vivant dans l’amour et la vérité.
Source (Plaire au Seigneur)