“Vous puiserez de l’eau avec joie aux fontaines du salut.”Ésaïe 12. 3
Les fontaines évoquent bien peu de chose pour notre génération. On ne connaît que la robinetterie de nos installations intérieures et extérieures pour avoir de l’eau ! Il y a encore un siècle ou deux, les fontaines étaient réparties dans les divers quartiers de nos villes et bourgs ; chacun allait y puiser de l’eau fraîche. Il est vrai que maintenant une certaine nostalgie amène à restaurer les fontaines de village ; elles coulent de nouveau, mais plus personne n’y vient avec une cruche pour s’y approvisionner !
Le pays de la Bible était caractérisé par l’abondance de l’eau vive (Deut. 8. 7). La présence de ces points d’eau était vitale pour les habitants qui venaient y puiser. Ils étaient de plus un point de rencontre important.
Citons quelques fontaines de la Bible :
Les fontaines de la rencontre.
La plus connue de toutes est peut-être celle où une Samaritaine rencontre Jésus, qui devient son Sauveur (Jean 4. 6). N’est-ce pas la fontaine du salut du texte biblique du jour ? Mais il y avait eu celle où Dieu se révèle à Agar coupable (Gen. 16. 7, 13) ; celle où Rebecca, la fiancée choisie, rencontre le serviteur d’Abraham ; et encore celles où le peuple de Dieu tout entier fait une étape rafraîchissante dans une oasis au milieu du désert (Ex. 15. 27). Avons-nous eu l’occasion de faire ces belles et riches rencontres.
Les fontaines sont aussi des images.
Notre église locale, telle la bien-aimée du Cantique des cantiques, est-elle “une fontaine scellée” et se garde-t-elle pour rafraîchir son bien-aimé comme aussi ceux qui la visitent, “une fontaine dans les jardins” (Cant. 4. 12, 15) ?
Notre bouche est-elle “une fontaine de vie” pour les autres (Prov. 10. 11 ; 13. 14 ; Jean 4. 14), ou alors une “une fontaine trouble” (Prov. 25. 26) ou complètement polluée comme celles du monde (Apoc. 8. 10 ; 16. 4), ou sans eau comme celle des impies (2 Pi. 2. 17) ?
Nos yeux, comme ceux de Jérémie, peuvent parfois être comme “une fontaine de larmes” (Jér. 9. 1). Si nous traversons la vallée des larmes avec Dieu, elle peut devenir une fontaine de rafraîchissement pour d’autres (Ps. 84. 6) ; et puis, un jour, Dieu nous conduira aux “fontaines des eaux de la vie” et “essuiera toute larme de nos yeux” (Apoc. 7. 17).
Source (Plaire au Seigneur)