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Les paraboles de la miséricorde : La brebis retrouvée et la drachme perdue

“Quel est l’homme… qui, s’il a cent brebis et en a perdu une, ne laisse les quatre-vingt-dix-neuf au désert pour aller après celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il l’ait trouvée ?”

“Ou quelle est la femme qui, ayant dix drachmes, si elle perd une drachme… ne [la] cherche soigneusement jusqu’à ce qu’elle l’ait trouvée ?” Luc 15. 4, 8

 

Jésus s’adresse à un public composé d’hommes socialement opposés. D’un côté, des publicains et des pécheurs qui “s’approchaient de lui pour l’entendre” (Luc 15. 1) ; de l’autre, “les pharisiens et les scribes [qui] murmuraient” (v. 2). Ces personnes sont donc dans des dispositions de cœur toutes différentes : les premières, intéressées, l’écoutent avec attention : “Jésus mange avec eux”, il vit dans leur proximité (v. 2). Les autres sont hostiles, car choquées par sa sympathie pour de tels pécheurs.

Les deux paraboles montrent des personnes qui ont perdu quelque chose et qui le cherchent avec soin. Jésus parle à travers elles de Dieu son Père à la recherche de sa créature qui s’est détournée de lui.

Perdre une brebis sur cent n’est pas un drame économique. Pourtant le berger ne ménage pas sa peine pour la chercher. Pour Dieu, tout homme, si modeste soit-il, a de la valeur. Jésus le montre dans ses rencontres avec ses contemporains. Il ne craint pas d’échanger des propos avec une Samaritaine à la renommée discutable ; cela a surpris même ses disciples qui “s’étonnaient de ce qu’il parlait avec une femme”, de plus samaritaine, donc méprisée par les Juifs (Jean 4. 27). Des pharisiens lui amènent une femme adultère pour la juger ; mais ils se retirent quand Jésus les invite, en tant que témoins, à jeter la première pierre comme la Loi le prévoyait. Jésus dit alors à la femme : “moi non plus, je ne te condamne pas” (Jean 8. 11).

En revanche, égarer une drachme sur dix pouvait représenter pour une femme juive mariée une perte lourde de conséquences. En effet, chaque jeune fille juive économisait jusqu’à ce qu’elle ait amassé dix pièces d’argent. Elle les assemblait ensuite sous forme de collier ou de ruban pour les cheveux. C’était le signe distinctif de la femme mariée (comme l’anneau de mariage aujourd’hui), sa propriété inaliénable.

Le Seigneur nous aime. Que nous soyons une brebis perdue ou une pièce égarée, nous avons une valeur inestimable à ses yeux. Il met tout en œuvre pour nous trouver.

Source (Plaire au Seigneur)

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