“La muraille fut achevée (...) en cinquante-deux jours.” Néhémie 6. 15
La reconstruction de la muraille de Jérusalem a été achevée en un temps record : 52 jours. Pourtant des ennemis ont tendu quatre pièges contre le leader Néhémie pour essayer de bloquer les travaux. Comment Néhémie a-t-il évité de s’y laisser prendre ?
1. “Je leur envoyai des messagers, disant : Je fais un grand travail et je ne puis descendre” (v. 3). Néhémie discerne le but caché de leur invitation, mais il n’accuse pas et ne méprise pas ses ennemis. Il envoie des messagers qui transmettent son refus courtois, clair et argumenté : sa priorité est le service pour Dieu, son appel est à Jérusalem, il y a urgence pour terminer le travail. Cette attitude est décrite par Paul :
“Fondés et fermes, sans vous laisser détourner de l’espérance de l’évangile” (Col. 1. 23).
2. “Ils m’envoyèrent dire la même chose quatre fois, et je leur répondis de la même manière” (v. 4). Les ennemis harcèlent Néhémie en espérant que la peur le fera céder. Mais il ne se laisse pas impressionner, il reste poli, mais ferme. Il aurait pu dire :
“Fortifié en toute force, selon la puissance de sa gloire, pour toute patience et toute persévérance, avec joie” (Col. 1. 11).
3.“Je lui envoyai dire : Aucune des choses dont tu parles n’a eu lieu ; mais tu les inventes dans ton propre cœur. Car ils voulaient tous nous effrayer, disant : leurs mains se lasseront du travail, et il ne se fera pas. Maintenant donc, fortifie mes mains !” (v. 8). Les ennemis répandent une accusation très grave de trahison contre Néhémie. Mais il réagit sans panique, ni colère, ni haine. Il répond au mensonge par la vérité et se confie en Dieu.
“Ayant dépouillé le mensonge, parlez la vérité chacun à son prochain” (Eph. 4. 25).
“Ne vous inquiétez de rien, mais, en toutes circonstances, exposez vos requêtes à Dieu” (Phil. 4. 6).
4. “Quel homme comme moi entrerait dans le temple et vivrait… je reconnus que… ce n’était pas Dieu qui avait envoyé [Shemahia]” (v. 11, 12), un traître qui cherchait à le faire tomber sous le jugement de Dieu en le poussant à un acte sacrilège pour sauver sa vie.
Le discernement spirituel lui fait distinguer, avec humilité et dignité, ce qui vient de Dieu ou des hommes.
Source (Plaire au Seigneur)