“Combien sont beaux sur les montagnes les pieds de celui qui apporte de bonnes nouvelles, qui annonce la paix, qui apporte des nouvelles de bonheur, qui annonce le salut.” Ésaïe 52. 7
“Celui qui dit demeurer en lui, doit lui-même aussi marcher comme lui a marché.” 1 Jean 2. 6
En parcourant un souk (marché) à Nazareth, en Israël,
on est surpris de voir au-dessus d’un étalage de sandales en cuir de chameau une annonce : « Sandals of Jesus » (Sandales de Jésus).
Ah, s’il suffisait de se chausser d’une paire de ces sandales (probablement semblables à celles qu’il portait), pour marcher comme lui a marché !
Ces sandales ne peuvent pas nous aider à marcher comme Jésus. Mais cette annonce inattendue amène quelques réflexions.
Oui, Jésus a porté des sandales. C’était bien utile dans ces régions arides d’Israël qu’il a sillonnées, parcourant des centaines de kilomètres à pied (de Jérusalem au lac de Tibériade seulement, il y a environ 140 km).
Jean-Baptiste l’a reconnu : “Il vient après moi celui qui est plus puissant que moi, lui dont je ne suis pas digne de délier, en me baissant, la courroie des sandales” (Marc 1. 7). Plus encore : “Celui qui vient après moi est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de porter (ou d’enlever) ses sandales” (Matt. 3. 11).
Même si des sandales peuvent être relativement confortables sur ces chemins arides, la poussière abondante s’imprègne sur les pieds du voyageur. C’est donc un service et un honneur de laver les pieds de son visiteur lorsqu’il arrive dans une maison. Jésus n’a pas eu cet honneur chez Simon : “Je suis entré dans ta maison ; tu ne m’as pas donné de l’eau pour laver mes pieds” (Luc 7. 44). Les pieds du « grand voyageur » n’ont pas souvent été rafraîchis par les hommes, pourtant il annonçait de bonnes nouvelles…
Non, cela ne servirait à rien d’acheter les « sandales de Jésus ». Il nous faudra plutôt dire comme Jean-Baptiste : “Je ne suis pas digne de porter ses sandales”. Toutefois, appliquons-nous, par la puissance de l’Esprit, à “marcher comme lui a marché” dans l’amour, la dépendance, la confiance, l’obéissance, la compassion envers les hommes, la séparation du péché, comme nous y engage l’apôtre Jean.
Source (Plaire au Seigneur)