Jeudi 1 Septembre 2022
Les trois « clous »
Quand ils furent arrivés au lieu appelé Crâne, ils le crucifièrent là, ainsi que les malfaiteurs, l’un à sa droite, l’autre à sa gauche. Luc 23:33
Une grande foule assiste au spectacle de la crucifixion, avec des sentiments divers. Les uns sont consternés, car ils accompagnent jusqu’à la mort celui qu’ils aiment, d’autres sont spectateurs et indifférents, enfin quelques-uns sont venus par haine, pour voir mourir celui dont la seule présence leur était insupportable. Toutes les classes de la société sont représentées : le peuple, les responsables politiques et religieux, les principaux sacrificateurs, avec les scribes et les anciens. Ils se moquent de Jésus : Il a sauvé les autres, et il ne peut se sauver lui-même ! S'il est le roi d'Israël, qu'il descende de la croix, et nous croirons en lui (Matthieu 27:42). Les soldats aussi et même les deux malfaiteurs joignent leur voix à ce concert de provocations et d’insultes.
Deux clous fixent les mains de Jésus sur le bois de la croix, un troisième ses deux pieds. Ce ne sont pas ces clous-là qui l’ont empêché de descendre de la croix, mais trois autres invisibles :
Le clou de l’obéissance à Dieu
Jésus, l’Agneau de Dieu, est venu pour accomplir la volonté de Dieu. Sa vie n’a été qu’obéissance jusqu’à la mort. À ceux qui lui lancent le défi : Descends de la croix, il répond par un silence qui veut dire : Je ne peux pas descendre de la croix, car ce serait cesser d’être ce qu’a été toute ma vie : obéissance à Dieu.
Le clou de l’amour pour nous
Personne n’a un amour plus grand que celui-ci : que quelqu’un laisse sa vie pour ses amis (Jean 15:13). À toutes ces voix qui lui crient : Si tu es Fils de Dieu, descends de la croix, il répond par un silence qui veut dire : Je ne peux pas descendre de la croix, ce serait cesser de t’aimer.
Le clou de nos péchés
(Il) a porté nos péchés en son corps sur le bois. Le juste meurt pour des injustes. Le silence, réponse à toutes les provocations, veut dire : Je ne peux pas descendre de la croix parce que si ma souffrance devenait moins grande que ton péché, jamais tu ne pourrais être pardonné.
Oui c’est pour moi qu’il est resté cloué sur la croix : Le Fils de Dieu m’a aimé et s’est livré lui-même pour moi (Galates 2:20).
Source (Plaire au Seigneur)