“Que toute chair fasse silence devant l’Éternel, car il s’est réveillé de sa demeure sainte.” Zacharie 2. 13
Notre époque est celle de la communication à outrance et des décibels excessifs : un déluge de paroles et de sons qui a pour effet de submerger la pensée.
Faire silence, c’est d’abord s’isoler de ces bruits extérieurs ; c’est ensuite savoir se taire : fermer sa bouche, mais aussi imposer silence à nos raisonnements, à nos questions et à nos impatiences.
Redécouvrons les vertus du silence :
− Le silence du respect en face de Dieu : “Fais silence, devant le Seigneur, l’Éternel !” (Soph. 1. 7).
− Le silence pour nous tenir devant Dieu : “Tenez-vous tranquilles, et sachez que je suis Dieu” (Ps. 46. 10). Ce moment de silence ne revient pas à faire le vide en soi, mais à compter sur Dieu, à se reposer sur lui paisiblement.
− Le silence pour écouter la Parole de Dieu : “Fais silence et écoute, Israël : Aujourd’hui tu es devenu le peuple de l’Éternel, ton Dieu. Et tu écouteras la voix de l’Éternel, ton Dieu, et tu pratiqueras ses commandements et ses statuts…” (Deut. 27. 9, 10).
− Le silence pour attendre la réponse à nos prières en le laissant seul agir : “C’est une chose bonne qu’on attende, et dans le silence, le salut de l’Éternel” (Lam. 3. 26).
− Le silence de l’humilité et d’une bonne conscience devant les accusations injustes : “Le souverain sacrificateur, se levant, lui dit : Ne réponds-tu rien ? De quoi ceux-ci témoignent-ils contre toi ? Mais Jésus garda le silence” (Matt. 26. 62, 63).
− Le silence de ceux qui savent écouter plutôt que donner des leçons : “Vos discours sentencieux sont des proverbes de cendre… Gardez le silence, laissez-moi, et moi je parlerai…” (Job 13. 12, 13).
Enfin le silence propice à la louange : “Ô Dieu ! La louange t’attend dans le silence en Sion…” (Ps. 65. 1).
“Il y a un temps de se taire, et un temps de parler…” (Ecc. 3. 7). Bien souvent le premier prépare le second : dès lors, “une parole dite en son temps, combien elle est bonne !” (Prov. 15. 23).
Source (Plaire au Seigneur)