“Jésus, sachant tout ce qui devait lui arriver, s’avança et leur dit : Qui cherchez-vous ? Ils lui répondirent : Jésus le Nazaréen. Jésus leur dit : C’est moi” [ou Moi, je suis]. Jean 18. 4, 5
Menée par Judas, la troupe de soldats et d’huissiers recherche Jésus le Nazaréen. Elle pense trouver un homme humble puisqu’il vient d’une ville aussi méprisée que Nazareth. Mais celui-ci leur parle avec noblesse quand il répond “C’est moi”. L’expression grecque traduite par “C’est moi” est exactement celle que nous avons considérée ces dernières semaines : “Moi, je suis”. Jésus se présente comme celui qui porte ce nom divin (Ex. 3. 14).
Une telle déclaration fait reculer ces hommes pourtant armés et les jette par terre, terrassés par la puissance divine. Le Fils de Dieu domine toute cette scène et montre, d’une manière évidente, qu’il est celui qui dit “Moi, je suis” ; par conséquent, personne ne peut se saisir de lui sans son consentement.
Sa souveraineté divine apparaît également lorsqu’il s’occupe de ses disciples : il ne fait pas appel au bon vouloir de ceux qui le cherchent ; il leur donne un ordre : “Laissez aller ceux-ci”. Elle se voit encore dans sa soumission parfaite, quand il déclare à Pierre qui voulait le défendre avec une épée : “La coupe que le Père m’a donnée, ne la boirai-je pas ?” (Jean 18. 8, 11).
Jésus ne met pas en œuvre son pouvoir personnel lié à “Moi, je suis” pour se défendre et terrasser ses ennemis. Bien au contraire, il l’utilise pour accomplir la parole qu’il avait dite à ses disciples : “Je laisse ma vie afin que je la reprenne. Personne ne me l’ôte, mais moi, je la laisse de moi-même” (Jean 10. 17, 18).
Rien n’est plus glorieux, dans ce “Moi, je suis” devenu homme, que cette détermination à accomplir la volonté de son Père, pour le salut d’êtres aussi rebelles et aussi haïssables que nous ! Nul ne le contraint et c’est de son plein gré, en plein accord avec la volonté de son Père, qu’il se présente volontairement pour être “l’Agneau de Dieu” dont le sacrifice était nécessaire pour notre salut.
Ainsi, Jésus, notre Sauveur et notre Seigneur, est celui qui porte le nom de “Moi, je suis”, le nom du Dieu d’éternité, puissant, sage, plein d’amour. Les hommes de ce monde le méprisent encore, mais nous, ses rachetés, nous contemplons sa grandeur et son amour avec respect et adoration.
Source (Plaire au Seigneur)