“Vous savez où moi je vais, et vous en savez le chemin. Thomas lui dit : Seigneur, nous ne savons pas où tu vas ; comment pouvons-nous en savoir le chemin ? Jésus lui dit : Moi, je suis le chemin, la vérité et la vie ; personne ne vient au Père si ce n’est par moi.” Jean 14. 4-6
Dans la chambre haute, le Seigneur annonce à ses disciples qu’il va les quitter pour leur préparer une place dans la maison de son Père. Voilà une chose tellement nouvelle pour eux qu’ils ne peuvent pas en comprendre la signification. Ils connaissent Moïse et les prophètes, mais ceux-ci n’ont pas parlé de Dieu comme d’un Père. C’est pourquoi Thomas expose leur ignorance au Seigneur : puisqu’ils ne connaissent pas Dieu comme Père, ils ne peuvent pas connaître le chemin qui mène à lui.
C’est Jésus, son Fils unique, qui peut nous révéler Dieu comme Père. Il est le seul chemin par lequel Dieu manifeste son amour envers les hommes. C’est un amour si grand qu’il conduira Jésus à porter nos péchés sur la croix et à mourir à notre place. Pour aller à Dieu, il n’y a pas d’autre chemin que se repentir et accepter l’amour de Dieu qui, en Jésus Christ, a pourvu au salut des hommes.
Dès lors qu’il prend ce chemin, un pécheur est sauvé de la perdition éternelle. Mieux, il peut connaître Dieu comme Père, car il reçoit “l’Esprit d’adoption, par lequel nous crions : Abba, Père !” (Rom. 8. 15). Il peut ressentir l’amour qui découle de cette relation filiale avec Dieu, devenu son Père en Jésus. Dans toutes les circonstances qu’il traverse, l’enfant de Dieu peut se tourner vers ce Père plein de grâce, lui confier ses problèmes et en recevoir des réponses.
Bientôt, il sera introduit dans les demeures de la maison du Père, il goûtera toute l’étendue de cet amour divin et mesurera le prix payé par le Seigneur pour le lui révéler. Nous nous souviendrons, en effet, du chemin que le Seigneur a dû parcourir pour devenir lui-même le chemin vers la maison du Père. Il l’a quittée, cette demeure d’amour, lui le Fils unique et bien-aimé, pour venir souffrir sur la terre ; il est même descendu “dans les parties inférieures de la terre”. Mais, gloire à Dieu, il est remonté “au-dessus de tous les cieux” (Eph. 4. 9, 10), d’où il vient nous chercher.
Source (Plaire au Seigneur)