“Il y avait, parmi les pharisiens, un homme nommé Nicodème, un chef des Juifs. Celui-ci vint à Jésus de nuit et lui dit : Rabbi, nous savons que tu es un docteur venu de Dieu ; car personne ne peut faire ces miracles que toi tu fais, si Dieu n’est pas avec lui.” Jean 3. 1, 2
Dans la grande foule qui envahissait Jérusalem à l’occasion de la fête de la Pâque juive, beaucoup de gens devaient se rendre à l’évidence : les miracles accomplis par Jésus montraient qu’il était quelqu’un d’extraordinaire (Jean 2. 23-25). Mais bien peu comprenaient que ces miracles étaient destinés à prouver sa divinité et à accréditer son message.
Ce n’est pas le cas de Nicodème ; il comprend parfaitement que Jésus a l’approbation de Dieu. Il veut profiter de son enseignement. Pour ne pas compromettre sa position sociale et religieuse ou pour pouvoir passer plus de temps avec Jésus, il vient à lui de nuit. Mais sa démarche est celle de quelqu’un qui cherche la vérité sans se limiter à ce qu’il connaît déjà ou à la sécurisante opinion de tout le monde.
Quelles révélations le Seigneur lui apporte ! La nécessité de la nouvelle naissance, l’Esprit qui la produit, le Fils de l’homme élevé sur la croix qui sauve celui qui croit en lui, l’amour de Dieu qui donne son Fils.
Nicodème n’a pas pu comprendre immédiatement toute l’étendue de ces révélations. Il a dû y réfléchir et elles l’ont suffisamment convaincu, car, plus tard, il a eu le courage d’essayer de défendre Jésus devant les chefs, pharisiens comme lui, qui voulaient le faire mourir (Jean 7. 50-52). C’est un acte de courage que Dieu apprécie puisqu’il a pris soin de le consigner dans la Bible.
Nous retrouvons Nicodème après la crucifixion du Seigneur. Celle-ci a été faite à l’instigation des chefs du peuple juif, ses pairs ; pourtant il n’a pas honte de se joindre à Joseph d’Arimathée pour s’occuper du corps de Jésus. C’est lui qui apporte un mélange de myrrhe et d’aloès, d’une valeur considérable, pour embaumer le corps du Seigneur. La Parole rappelle alors que Nicodème “au commencement était allé de nuit vers Jésus” (Jean 19. 39), comme pour souligner l’importance de cette démarche initiale et de la transformation qui s’était faite en lui.
C’est à cette occasion que Jésus avait donné à Nicodème la parole centrale de l’Évangile : “Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle” (Jean 3. 16).
Source (Plaire au Seigneur)