“Debora chanta, en ce jour-là, avec Barak…” Juges 5. 1
Au chapitre 15 du livre de l’Exode, une foule immense (600 000 hommes plus les femmes et les enfants) chante le cantique de la délivrance à la gloire de Dieu. Quelques jours auparavant, c’était un peuple d’esclaves sous l’oppression du pharaon, maintenant c’est un peuple libre ! Ils sont passés près de l’anéantissement, mais Dieu a manifesté sa puissance et sa miséricorde et a détruit leur ennemi. Dieu les avait aussi mis à l’abri de son propre jugement par le sang de l’agneau pascal. Maintenant ils sont tous là pour chanter le grand salut de Dieu.
Ne pouvons-nous pas faire le parallèle avec le début de l’ère chrétienne ? Ils étaient tous ensemble, les premiers témoins de la mort et de la résurrection de Jésus. Ils avaient la certitude et la foi que Jésus, le Crucifié, était maintenant vivant : “Tous les croyants étaient dans le même lieu et ils avaient tout en commun… Ils prenaient leur nourriture avec joie et simplicité de cœur” (Act. 2. 44-46). “La multitude de ceux qui avaient cru était un cœur et une âme… et une grande grâce était sur eux tous” (Act. 4. 32, 33).
Au temps des Juges, beaucoup d’années se sont écoulées pour Israël depuis sa sortie d’Égypte. Installé sur la terre promise, le peuple a oublié le Dieu qui l’avait sauvé. Les Israélites sont devenus idolâtres et sont opprimés par leurs ennemis. Quand ils sont dans la détresse, Dieu leur donne des juges. Ainsi Debora, la prophétesse, entraîne Barak au combat. Et Dieu donne la victoire. Alors ils chantent, comme autrefois, le cantique de la délivrance, mais ils ne sont plus tous là : certaines tribus sont restées en retrait ; trop préoccupées de leurs propres intérêts, elles n’ont pas voulu partir au combat (Jug. 5. 15-17)… Qu’importe s’ils ne sont que deux : Debora et Barak chanteront encore à la gloire de Dieu.
Là aussi, le parallèle est aisé avec notre temps. Où sont tous les chrétiens de notre quartier, de notre ville ? Divisés en de multiples groupes ! Mais même en petit nombre, même si tous les chrétiens du quartier sont répartis en des lieux différents, là où le Seigneur nous a placés, chantons à sa gloire. Jésus, le centre d’amour et de joie des premiers chrétiens, est encore aujourd’hui celui de tous et de chacun.
Un jour, par grâce, nous serons tous réunis, “de toute tribu, et langue, et peuple, et nation”. Tous ceux qui auront cru Dieu, son peuple au grand complet, chanteront le cantique nouveau à la gloire de l’Agneau (Apoc. 5. 9).
Source (Plaire au Seigneur)