“Tout ce que le Père me donne viendra à moi ; et celui qui vient à moi, je ne le mettrai pas dehors.” Jean 6. 37
Plusieurs doctrines de la Parole de Dieu paraissent contradictoires, paradoxales. En voici quelques exemples.
De toute éternité, avant la fondation du monde, et donc indépendamment de tout mérite de notre part, Dieu nous a élus en lui, en Christ (Eph. 1. 3). Mais il est tout aussi vrai que tous les hommes demeurent responsables de venir personnellement au Seigneur : “Que celui qui a soif vienne ; que celui qui veut prenne gratuitement de l’eau de la vie” (Apoc. 22. 17). Jésus a réuni magistralement ces deux doctrines dans le verset du jour où il souligne la volonté souveraine de Dieu dans l’élection de ceux qui veulent venir à lui pour obtenir le salut.
L’élection souveraine de Dieu et la responsabilité pour l’homme d’accepter Jésus Christ, le don de Dieu, sont deux doctrines qui apparaissent contradictoires et irréconciliables pour notre intelligence humaine limitée. Dieu seul peut les harmoniser. Vouloir le faire n’entraîne que des spéculations insensées chez ceux qui ne supportent pas la difficulté du mystère.
D’autres doctrines des Écritures paraissent incompatibles pour notre capacité limitée de compréhension :
– Jésus est le Fils de Dieu et le Fils de l’homme, qu’il soit pleinement Dieu et pleinement homme ;
– l’Écriture est l’œuvre d’auteurs humains, portant l’empreinte de leur propre style, et pourtant elle est la Parole même de Dieu : “Toute Écriture est inspirée de Dieu” (2 Tim. 3. 16). “De saints hommes de Dieu ont parlé, étant poussés par l’Esprit Saint” (2 Pi. 1. 21).
– Dieu est le Dieu Tout-puissant (Gen. 17. 1), et pourtant le mal et son auteur existent.
Vouloir analyser la personne de Jésus Christ n’aboutit qu’à des hérésies ; explorer le mécanisme de l’inspiration des Écritures conduit à rejeter leur origine divine ; chercher à sonder le problème de l’origine du mal est vain. Les pensées de Dieu dépassent infiniment celles des hommes : “Mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos voies ne sont pas mes voies, dit l’Éternel : car comme les cieux sont élevés au-dessus de la terre, ainsi mes voies sont élevées au-dessus de vos voies, et mes pensées au-dessus de vos pensées” (Es. 55. 8, 9). Gardons-nous d’entrer dans de tels débats et d’élever nos pensées “au-dessus de ce qui est écrit” (1 Cor. 4. 6), car Satan est prompt à faire de ces mystères offerts à notre foi des causes d’orgueil et de désunion.
Source (Plaire au Seigneur)