“Jésus, voyant que [le scribe] avait répondu avec intelligence, lui dit : Tu n’es pas loin du royaume de Dieu.” Marc 12. 34 (lire v. 28-34)
Quand le Seigneur était sur la terre, pharisiens, principaux sacrificateurs, scribes, anciens et hérodiens ont voulu l’éprouver : ils ont contesté son autorité, ils ont cherché à le piéger dans ses paroles. Cependant tous ont été rendus confus. Ainsi, à la fin de l’épisode indiqué, un scribe vient interroger Jésus.
Il a entendu Jésus discuter avec des sadducéens à propos d’un invraisemblable problème de famille. Il a remarqué avec quel à-propos Jésus leur a répondu. Convaincu de la vérité de la réponse de Jésus et de la sagesse de son jugement (“Vous êtes donc dans une grande erreur” a dit Jésus), ce scribe le questionne à son tour : “Quel est le premier de tous les commandements ?” Le Seigneur connaît ce qui se passe dans l’esprit de cet homme. Il a discerné son honnêteté. Il ne cherche donc pas à l’éprouver à son tour, mais il répond en citant simplement la Parole. Et cette Parole correspond aux convictions du scribe, comme le prouve son commentaire des deux versets que le Seigneur cite : aimer Dieu et son prochain “c’est plus que tous les holocaustes et les sacrifices”. Devant cette compréhension de la pensée de Dieu, l’appréciation du Seigneur est immédiate : “Tu n’es pas loin du royaume de Dieu”.
“Pas loin” ! Que veulent dire ces mots dans la bouche du Seigneur ? Pas tout à fait ? Pas encore ? Presque ? Probablement les trois à la fois. Mais on peut aussi y discerner comme un encouragement : Tu as compris que “l’amour est le tout de la Loi” (Rom. 13. 10) ; que, sans l’amour, l’observance de la Loi n’est que rituel. C’est bien, mais pas suffisant ; maintenant, va jusqu’au bout… il ne te reste qu’à aimer celui qui seul peut t’ouvrir l’entrée du royaume, et à lui obéir.
Le scribe l’aura-t-il fait ? Nous n’en savons rien ; mais c’est peut-être à quelqu’un d’entre nous, ou de nos proches, que s’adresse ce “pas loin” ! Très près par la connaissance des pensées de Dieu quant au salut, on peut toutefois rester exclu, si on ne confesse pas Jésus comme son Sauveur personnel. Il n’y aura dans le ciel aucun « presque sauvé », aucun « presque enfant de Dieu », mais que des enfants de Dieu sauvés “par la grâce… par le moyen de la foi” (Eph. 2. 8) !
Source (Plaire au Seigneur)