“L’évangile… la puissance de Dieu pour sauver quiconque croit.” Romains 1. 16
“Il sera comme un arbre planté près des eaux.” Jérémie 17. 8
En me promenant le long du Rhône, j’ai été frappé par l’impression de calme et de puissance qu’il dégage. Rien ne peut l’arrêter, on l’a canalisé pour éviter l’érosion des berges et les inondations ; mais il suffit de pluies très abondantes pour qu’il sorte de son lit ; toute activité humaine à proximité est alors paralysée.
Cette puissance et ce calme m’ont fait penser à l’Évangile qui est proclamé aujourd’hui de tellement de manières diverses ; rien n’a pu ni ne peut l’arrêter. Ni l’opposition des hommes, ni les difficultés de communication ou les différences de culture, ni le manque de moyens financiers ou logistiques ne peuvent freiner sa progression.
Si l’évangélisation était une œuvre humaine, elle se serait enlisée depuis longtemps, car tant d’obstacles se sont dressés, tant de difficultés ont atteint les frères et sœurs qui se sont dévoués à ce travail.
Au début du livre des Actes, nous voyons que les adversaires des premiers chrétiens étaient décontenancés par les miracles qui accompagnaient la parole annoncée par les disciples. Ces adversaires cherchaient à faire taire les messagers d’une bonne nouvelle qu’ils ne voulaient pas entendre. On les voit même chercher à faire mourir les apôtres (Act. 5. 33).
La proclamation de l’Évangile a sa source dans l’amour que Dieu porte à tous les hommes, dans la puissance de son Esprit ; c’est ce qui permet à cette mission de résister aux tentatives de blocage.
Écoutons ces paroles du Seigneur : “Celui qui croit en moi, comme l’a dit l’Écriture, des fleuves d’eau vive couleront du plus profond de son être” (Jean 7. 38). Il y a deux conditions pour que cette eau se répande et procure la vie : croire en celui qui est l’auteur même de la vie, et être rempli de son Esprit (= de son souffle) pour être animé et conduit par lui.
Dieu est tout-puissant et il n’a pas besoin de nous pour accomplir son plan ; mais il nous fait l’honneur de nous appeler ses collaborateurs (1 Cor. 3. 9), chacun avec un service qui lui est propre. Ce que nous avons tous en commun, c’est le privilège et le devoir d’intercéder auprès du Père pour que sa volonté soit faite, cette volonté que “tous les hommes soient sauvés et viennent à la connaissance de la vérité” (1 Tim. 2. 4).
Source (Plaire au Seigneur)