Samedi 19 Février 2022
Que la plainte ne soit pas un style de vie !
Sonder les Écritures
Tout ce que vous faites, faites-le de bon cœur, comme pour le Seigneur et non pour les hommes. Colossiens 3.23
Il y a quelque temps, j’ai fait la rencontre d’une femme que je qualifierai sans hésitation de "hors du commun" : Ariane Geiger-Hiriart. Animée par une foi inébranlable, Ariane a décidé avec son mari, Jacques, de fonder en 2002 une association venant en aide aux communautés fragilisées et marginalisées d’Afghanistan.
À l’occasion de l’un de ses passages en France, j’ai fait sa connaissance près de mon domicile familial, en Sarthe, bien loin de l’Alsace d’où elle est originaire. À son arrivée, après qu’elle eut conduit durant de longues heures, je l’ai salué avec un banal : "Vous devez être fatiguée !" Quelle a été ma surprise lorsque que j’ai entendu comme réponse : "Fatiguée ? C’est un mot que j’ai banni de mon vocabulaire !" Cette dame d’un certain âge, engagée pour son prochain envers et contre tout dans l’un des pays les plus dangereux au monde aurait toutes les raisons du monde de se plaindre... et pourtant ! Cette réaction fut pour moi une vraie leçon de vie.
Reconnaître son état de fatigue et s’en plaindre peut parfois aider à mettre en lumière un état de déséquilibre dans sa gestion du temps, et nous pousser à reconsidérer nos engagements pour davantage les aligner sur nos capacités.
Seulement, je suis parfois tenté de me conforter dans mes plaintes et d’en faire une routine, un style de vie car dans notre culture, plutôt basée sur le mérite et les accomplissements, il me semble qu’il existe un fléau discret mais pernicieux : la compétition du "plus occupé", du "plus débordé", du "plus fatigué".
L’accumulation d’activités devient un prétexte pour se lamenter et rechercher quelque part le respect, l’admiration, ou même parfois la pitié. Ariane a refusé ce jeu-là, et son exemple m’amène à penser aujourd’hui qu’il est bon, avant de s’engager dans un projet d’évaluer la dépense, comme Jésus nous y invite dans l’extrait de l’évangile cité en introduction. Pas simplement le coût financier, mais aussi en termes de fatigue, d’énergie, de charge mentale... car en devenant intentionnel dans le choix de nos champs de mission, nous pourrons nous aussi tendre à "bannir" les plaintes chroniques de notre vocabulaire !
Ecouter la voix de Dieu
Prenons le temps d'écouter Dieu. Si vous avez tendance à vous plaindre continuellement, demandez conseil au Saint-Esprit afin qu'il vous aide à changer cette mauvaise habitude.
Prier, c'est parler à Dieu. Partagez-lui ce que vous vivez. Voici un exemple de prière : "Père, j'ai parfois du mal à ne pas tomber dans la plainte. Je te demande pardon pour ces fois où je m’installe durablement dans cette mauvaise attitude. Aide-moi à faire les bons choix et à m'y tenir de bon cœur, sans rechigner face au «prix à payer». Amen."
Louer Dieu
Aujourd'hui, quels sont vos sujets de reconnaissance ? Partagez-les au Seigneur !
Agir aujourd'hui
Que pouvez-vous faire afin que la plainte ne soit plus, ou ne devienne jamais, un style de vie ?
Honorer le Seigneur
Notre parcours du jour se termine. Prions ensemble afin d'honorer notre Dieu.
"Merci de m’avoir éclairé sur ce sujet si important Seigneur. À toi soient le règne, la puissance et la gloire, amen !"
Joseph Gotte
Source (La Pensée du Jour)