“Celui qui servait l’homme de Dieu se leva de bon matin et sortit: et voici, une armée entourait la ville, et des chevaux, et des chars.
Et son jeune homme lui dit: Hélas ! mon seigneur, comment ferons-nous ? Et il dit: Ne crains pas ; car ceux qui sont avec nous sont en plus grand nombre que ceux qui sont avec eux.” Lire 2 Rois 6. 8-23
Rapport de forces
Les versets cités relatent l’un des combats que Ben-Hadad, roi de Syrie et ennemi juré d’Israël, s’obstine à livrer contre le peuple de Dieu.
Cette fois, son objectif est de s’emparer d’un seul homme, Élisée. Ben-Hadad envoie une imposante armée qui se déploie de nuit autour de la ville. Le matin venant, le serviteur d’Élisée voit l’armée ennemie cerner la ville. Il est terrifié !
“Comment ferons-nous?”
A l’inquiétude naturelle de ceux qui marchent par la vue, Élisée répond avec l’assurance de ceux qui marchent par la foi: “Ne crains pas”. Élisée ayant prié Dieu d’ouvrir les yeux du serviteur, celui-ci discerne alors non seulement l’armée de Ben-Hadad, mais “ceux qui sont avec eux” c’est-à-dire “les puissances de méchanceté” ; elles sont bien moins nombreuses que “ceux qui sont avec nous”, c’est-à-dire “les anges, plus grands en force et en puissance” (Eph. 6. 12 ; 2 Pi. 2. 11).
Ce récit illustre pratiquement l’exposé doctrinal de l’apôtre Paul concernant la lutte du chrétien qui “n’est pas contre la chair et le sang, mais contre les principautés… dans les lieux célestes” (Eph. 6. 10-20).
Preuve en est l’échec humiliant de l’armée syrienne captive dans Samarie. Notons la grâce dont bénéficient les soldats syriens: ils reçoivent, outre la vie sauve, “du pain et de l’eau”, figures du Seigneur lui-même et du Saint Esprit (Col. 2. 15 ; Jean 6. 35 ; 7. 37-39).
Soyons conscients que les ennemis des chrétiens ne sont pas les hommes, mais les “puissances” qui les ont asservis et les utilisent pour nous nuire.
Et sachons, à l’exemple d’Élisée, user de grâce envers ces hommes et leur annoncer Christ et son salut (Jude 23).
Contre ces “puissances”, nous avons “l’armure complète de Dieu” (Eph. 6. 10-17). Il faut l’avoir revêtue avant l’attaque. Et surtout, nous savons et nous croyons que Christ a dépouillé ces pouvoirs, “triomphant d’eux en la croix” et que “si Dieu est pour nous, qui sera contre nous?” (Col. 2. 15 ; Rom. 8. 31)