“Jésus vit une grande foule ; il fut ému de compassion envers eux, parce qu’ils étaient comme des brebis qui n’ont pas de berger ; et il se mit à leur enseigner beaucoup de choses. Comme l’heure était déjà très avancée, ses disciples viennent à lui et lui disent : Le lieu est désert, et l’heure est déjà très avancée ; renvoie-les, afin qu’ils s’en aillent dans les campagnes et les villages d’alentour, et qu’ils s’achètent de quoi manger. Il leur répondit : Vous, donnez-leur à manger.” Marc 6. 34-36
Jésus et ses disciples ont prévu d’aller à l’écart pour se reposer, sans doute sur la rive orientale du lac de Galilée. Mais la foule les devance ; que faire ? Ému par leurs besoins spirituels, le Seigneur oublie le repos prévu et les enseigne longuement.
Ces pauvres du peuple l’écoutent avec attention jusque tard dans la journée. Croyant être sages et réalistes, les disciples proposent à Jésus de les renvoyer pour qu’ils cherchent de quoi se nourrir, car il leur paraît impossible d’aller eux-mêmes “acheter de quoi manger pour tout ce peuple” (v. 13). Deux logiques s’opposent donc ; celle des disciples : renvoyer ces gens pour leur laisser la responsabilité de se nourrir ; celle de Jésus : leur donner à manger.
Renvoyer la foule (la solution des disciples) relève du bon sens. C’est en effet impossible pour les disciples de trouver et transporter la nourriture suffisante pour la foule avant la fin de la journée. Jésus semble l’admettre, mais il les engage pourtant à se sentir responsables : “Vous, donnez-leur à manger”. Il leur en donne la possibilité en multipliant les quelques pains disponibles. “Pour les hommes, cela est impossible, mais non pas pour Dieu ; car toutes choses sont possibles pour Dieu” (Matt 19. 26). Le fait qu’il reste “douze paniers” montre que Dieu donne en abondance : “Mais Dieu qui est riche en miséricorde… alors même que nous étions morts dans nos fautes, nous a vivifiés ensemble avec le Christ… afin de montrer… les immenses richesses de sa grâce” (Eph. 2. 4-7).
Nous aurons à nourrir les foules non plus de pain provenant de la terre, mais de “Jésus, le pain de vie… qui descend du ciel” (Jean 6. 33-35). Donnons-leur à manger !
Source (Plaire au Seigneur)