Jeudi 6 Avril 2023
"Le soir étant venu, il [Jésus] se mit à table avec les douze." Matthieu 26. 20
"Les hommes qui tenaient Jésus se moquaient de lui, et le frappaient [...] Et il proféraient contre lui beaucoup d'injures." Jean 33. 63-65
Souffrances d'une interminable nuit
La nuit où Jésus fut livré est longuement détaillée dans les quatre évangiles. Ils retracent les heures douloureuses vécues par le Seigneur avant sa comparution devant Pilate. La Parole prend grand soin d'en signaler le débit : "Le soir étant venu", puis la fin : "Dès que le matin fut venu". Á chaque étape de cette nuit accablante, prévue de Dieu, Satan s'est acharné contre Jésus pour la lui rendre toujours plus difficile à supporter.
Jésus désire célébrer la pâque avec ses disciples, la dernière avant sa mort ; elle est assombrie par la trahison de Judas : "Celui qui mange avec moi le pain a levé son talon contre moi" (Jean 13. 18). Après que Jésus a institué la cène, mémorial de sa mort, les disciples se sont disputés "lequel d'entre eux devait être estimé le plus grand" (Luc 22. 24).
Jésus les prend avec lui pour se rentre à Gethsémané et les prépare aux scènes éprouvantes qui suivront ; Pierre déclare qu'il l'accompagnera jusqu'à la mort, les autres lui offrent deux épées : il doit les arrêter. Á Gethsémané, Jésus demande aux disciples : "Priez, afin que vous ne tombiez pas en tentation" (Luc 22. 40) ; à son retour, il les trouve endormis ; ils n'ont rien compris ; Jésus doit leur dire : "Pourquoi dormez-vous ?" (Luc 22. 46). Quand Jésus se livre à la "foule armée d'épées et de bâtons" guidée par Judas, il doit d'abord guérir Malchus, blessé par Pierre ; puis "tous l'abandonnèrent" (Marc 14. 43, 50).
Amené devant Caïphe, le souverain sacrificateur, Jésus affirme qu'il est bien "le Christ, le Fils de Dieu" (Matthieu 26. 63) ; on lui crache alors au visage, on le gifle, puis, par trois fois, Pierre le renie, avec les coups, les injures, les provocations et les moqueries continuaient jusqu'au matin.
Jamais Jésus n'a autant ressenti à la fois, l'incompréhension des siens et la haine de sa créature, manipulée par Satan : "Des consolateurs, je n'en trouve aucun" ; "Je crie [...] et je n'ai point de repos" ; "Ils me déchirent sans relâche" (Psaume 69. 21 ; 22. 3 ; 35. 15).
Donnons gloire à celui qui, pour nous, "à supporter contre sa personne une telle opposition de la part des pécheurs" (Hébreux 12. 3).
Source (Plaire au Seigneur)