« Vois, aujourd’hui je te confie une responsabilité sur les nations et sur les royaumes : celle d'arracher et de démolir, de faire disparaître et de détruire, de construire et de planter » (Jérémie 1:10).
Le prophète Jérémie était appelé en faveur des nations et des royaumes. Un tel appel peut faire perdre de vue l’individu, cherchant toujours à aller plus loin et plus haut, vers les nations et les royaumes. Pourtant, le premier exercice que Dieu donna à Jérémie concernait une branche d’amandier. Dieu l’appelait vers les royaumes, et il lui montrait une simple branche ! Non pas une forêt, non pas un bois, non pas une allée d’arbres, pas même un arbre, mais une branche ! On peut facilement mépriser une partie du corps, s’imaginant qu’il est moins important.
« Dieu a disposé le corps de manière à donner plus d’honneur à ce qui en manquait, afin qu’il n’y ait pas de division dans le corps, mais que tous les membres prennent également soin les uns des autres. Si un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui ; si un membre est honoré, tous les membres se réjouissent avec lui. Vous êtes le corps de Christ et vous êtes ses membres, chacun pour sa part » (1 Corinthiens 12:24-27).
Jérémie devait comprendre l’importance de la branche. Lorsqu’une belle branche tomba d’un des deux pommiers de mon jardin, je trouvais cela dommage lorsque je vis le grand nombre de belles pommes qu’elle portait ! Certes il y avait sur l’arbre déjà bien plus de pommes que je ne pourrais en manger, mais je trouvai cela un peu triste. Si Dieu pouvait s’intéresser à l’individu Jérémie, ne s’intéresserait-il pas à tous les autres ? Ces autres « branches » n’étaient-elles pas aussi créées à son image et à sa ressemblance ?
C’est parce que l’homme a de la valeur et qu’il forme un tout que Dieu ne veut « qu’aucun ne se perde » (Jean 6:39).
Jérémy Sourdril