“Les uns à l’égard des autres, soyez bons, compatissants, vous pardonnant les uns aux autres, comme Dieu aussi, en Christ, vous a pardonné.” Éphésiens 4. 32
“Jésus dit : Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font.” Luc 23. 34
Qui a plus douloureusement que le Seigneur Jésus ressenti les injustices lorsqu’il était sur la terre ? Pourtant il n’encourait aucune critique : ses paroles, même lorsqu’il fustigeait les ennemis de Dieu, étaient parfois sévères (notamment envers les hypocrites) mais toujours justes, et la bonté inspirait toutes ses actions, sans que s’y mêle, comme c’est trop souvent le cas pour nous, quelque intérêt personnel.
Ces injustices notoires n’entraînaient de sa part aucune menace vis-à-vis de ceux qui profitaient de sa faiblesse apparente pour l’attaquer et essayer de le faire tomber. Seule comptait pour lui l’approbation de Dieu dont il s’était fait le serviteur : “celui qui juge justement” (1 Pi. 2. 23). Non seulement il ne rendait pas l’outrage ni ne menaçait, mais aucune rancune ni aucun ressentiment ne naissaient en lui, comme le montre sa prière sur la croix alors qu’il subissait la pire des injustices.
Savons-nous, lorsque nous avons été injustement traités ou mis en cause, reconnaître devant Dieu le ressentiment, la rancune ou même la haine qui ont pu nous envahir ? Ces sentiments sont une offense à Dieu et gênent l’action du Saint Esprit en nous : comment pouvons-nous prier pour celui qui nous a fait tort si nous n’avons pas entièrement cessé de l’accuser ? Et comment lui pardonner entièrement si nous n’avons pas la certitude que Dieu nous a d’abord entièrement pardonné ?
C’est seulement quand nous avons répondu à ces deux questions que nous pouvons entrer dans l’exhortation de Pierre : “au contraire bénissez, parce que vous avez été appelés à ceci : hériter de la bénédiction” (1 Pi. 3. 9). La bénédiction prononcée ouvre alors l’action de l’Esprit Saint pour en manifester le fruit en nous. N’est-ce pas ce que nous cherchions, depuis hier ?
Je peux alors, avec liberté et amour, présenter l’évangile du pardon offert par Dieu à un incrédule qui s’est injustement comporté envers moi.
Lorsqu’il s’est produit un différend ou même une dispute entre frères et sœurs en Christ, la réalité du pardon accordé sans réserve par l’offensé est la porte d’entrée incontournable au retour de la communion entre ceux qui viennent de s’affronter. Est-ce que je tiens toujours la porte ouverte ?
Source (Plaire au Seigneur)