« Maris, vivez de même en montrant de la compréhension à votre femme, en tenant compte de sa nature plus délicate : montrez-lui de l'estime car elle doit hériter avec vous de la grâce de la vie. Agissez ainsi afin que rien ne fasse obstacle à vos prières » (1 Pierre 3:7).
Ici il nous est dit clairement que de mauvais rapports entre mari et femme sont un obstacle à la prière.
Dans bien des cas, la prière d’un mari est entravée parce qu’il manque à son devoir vis-à-vis de sa femme, et il est indubitable également que la prière de plus d’une épouse est entravée par ses manquements vis-à-vis de son mari. Si maris et femmes cherchaient soigneusement la cause du non-exaucement de leurs prières, ils la trouveraient souvent dans leurs relations réciproques.
Tel homme qui affecte une grande piété et qui déploie une grande activité dans l’oeuvre de Christ traite sa femme avec bien peu de considération et se montre souvent désobligeant si ce n’est brutal ; il s’étonne après cela de ne point voir ses prières exaucées. Le verset que nous venons de citer explique ce mystère apparent. D’autre part, telle femme très dévouée à l’église et très assidue aux réunions traite son mari avec la plus impardonnable négligence, se montre contrariante et acariâtre à son égard, le blesse par ses vivacités de langage et par son caractère indomptable ; et elle s’étonne après cela de n’avoir aucune puissance en priant.
Il y a d’autres choses dans les relations entre maris et femmes dont il ne peut être publiquement question, mais qui, sans aucun doute, sont souvent un obstacle pour s’approcher de Dieu dans la prière. Sous le saint nom de mariage peut se dissimuler une somme de péchés qui est une cause de mort spirituelle et d’impuissance dans la prière. Que tout homme ou femme dont les prières paraissent ne recevoir aucune réponse, étale devant Dieu toute sa vie conjugale et lui demande de mettre le doigt sur tout ce qui déplaît à sa vue.
Jérémy Sourdril