“Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à présenter vos corps en sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui est votre service intelligent.” Romains 12. 1
S’offrir en sacrifice vivant, c’est incompréhensible pour l’homme naturel, cela semble irréalisable même pour le chrétien. C’est à la fois un engagement, une obéissance et quelque chose qui vient de Dieu, que Dieu opère en nous. Il s’agit de quelque chose à vivre “selon la mesure de foi que Dieu a départie à chacun” (Rom. 12. 3).
« Offrir son corps », ce n’est pas offrir les choses extérieures seulement. Mais tout ce que l’on est, à commencer par notre cœur. C’est là que Dieu parle et verse son amour. Mais c’est aussi là que se dissimulent la nature rebelle, le mensonge, etc. « Offrir son corps », cela sous-entend les verbes « quitter, séparer, couper ». C’est la dimension de la repentance qui permet au Royaume de Dieu de grandir. Faire de la place pour Dieu. Ôter les obstacles. Le reste, c’est Dieu qui le fait.
Certains de ces obstacles sont difficiles à ôter, car il semble qu’ils font partie de nous-mêmes. Il semble qu’on s’habitue même aux poutres dans les yeux… Il peut y avoir des étapes qui nous imposent de renoncer à des habitudes bien ancrées mais mauvaises. Ces renoncements nous feront gagner bien plus que ce que nous avons « perdu ».
Dans ce sacrifice de nous-mêmes, un autre mot s’impose, c’est évidemment « mourir ». Christ est mort pour nous. Il est aussi mort pour nous entraîner dans la mort avec lui. « La mort de la mort par la mort à la croix » disaient les Puritains. La mort spirituelle, c’est le salaire du péché. La mort avec Christ (et pas seulement « de Christ à ma place » !), c’est la délivrance du péché (Rom. 6. 1-7). Tout chrétien a déjà vécu cette mort, à sa conversion. De manière plus ou moins profonde. Plus loin sera allée la réalité de la mort « à la croix » en moi, plus grande sera l’action de l’Esprit dans ma vie.
Ce sacrifice vivant doit être vécu dans la plus grande vérité. En effet, on peut meurtrir la chair pour le plaisir de la chair ou en pensant mériter plus de faveur de Dieu (1 Tim. 4. 1-3)… Dans ce cas, on se trompe soi-même et il n’y a pas de fruit. Il faut, au contraire, que ce soit l’œuvre de Dieu en moi et non pas mon œuvre.
Source (Plaire au Seigneur)