“Le lendemain, une grande foule… sortit à sa rencontre et se mit à crier : Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur, le roi d’Israël.” Jean 12. 12, 13
“[Pilate] dit aux Juifs : Voici votre roi ! Mais ils crièrent : À mort, à mort ! Crucifie-le !...Alors, il le leur livra pour être crucifié.” Jean 19. 14-16
Le dimanche avant la Pâque, le Seigneur revient à Béthanie. Aussitôt, jusqu’à Jérusalem, la rumeur de son retour se répand parmi les pèlerins montés pour la fête. Ils veulent voir Jésus et Lazare ; ils se rassemblent en foule à Béthanie où, dès le lendemain, ils acclament le Seigneur et brandissent des palmes sur son passage. L’exaltation atteindra son comble lorsque, monté sur un ânon, Jésus entame sa dernière étape vers Jérusalem. Le vainqueur de la mort, l’auteur de la résurrection de Lazare ne serait-il pas le Messie attendu ? N’arrive-t-il pas précisément à la Pâque, rappelant la délivrance d’Israël de l’Égypte, pour libérer les Juifs du joug romain ?
Spontanément une acclamation jaillit de la foule : “Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur, le roi d’Israël !”
Hélas ! Trois jours après, Jésus est trahi par Judas, arrêté par la garde et livré au souverain sacrificateur. Il est renvoyé dès lors d’Anne à Caïphe, de Caïphe à Pilate, de Pilate à Hérode, d’Hérode encore à Pilate, hué, giflé, fouetté, injurié… il ne peut pas être celui qui va libérer les Juifs des Romains, il ne peut pas être le Messie, le roi d’Israël. Profondément déconcertés par l’humiliation du Seigneur et excités par l’arrogance haineuse des sacrificateurs, les Juifs laissent leur déception dégénérer en haine : “À mort, à mort, crucifie-le… Nous n’avons pas d’autre roi que César”.
Comment comprendre semblable versatilité ?
Repoussant le salut par la grâce, les Juifs n’acclament le Seigneur comme Roi que pour autant qu’il satisfasse leur obsession : être affranchis du joug romain. Quand ils découvrent que Jésus n’assumera pas cette libération-là, leur rejet est implacable.
Rien n’a changé depuis. Le monde accepte un Christ tolérant dont on implore même la bénédiction sur des mœurs que Dieu pourtant condamne, mais qu’on rejette au moindre appel à la repentance. Soyons dirigés pour annoncer que si le Seigneur a donné sa vie pour nous sauver c’est aussi pour nous “racheter de notre vaine conduite” par le don de son sang (1 Pi. 1. 18, 19).
Source (Plaire au Seigneur)