“Je n’ai pas honte de l’évangile, car il est la puissance de Dieu pour sauver quiconque croit, le Juif d’abord, et aussi le Grec. Car la justice de Dieu y est révélée sur la base de la foi, pour la foi, ainsi qu’il est écrit : Or le juste vivra de foi.” Romains 1. 16, 17
L’Europe connaissait à cette époque un climat d’inquiétude face à la mort. Chacun cherchait à « mourir en règle ».
Luther entre au couvent pour chercher l’assurance du salut ; mais il désespère : « Je croyais que c’en était fait de mon salut chaque fois que j’éprouvais la convoitise de la chair ».
Il enseigne la théologie de 1512 à 1516. Il voulait alors percer le mystère d’une expression paulienne qui l’avait beaucoup troublé : “la justice de Dieu révélée sur le principe de la foi”. Il est d’abord révolté contre Dieu : dans l’A.T. il donne à son peuple une loi impossible à accomplir, dans l’évangile il vient demander des comptes. Maintenant Luther comprend que cette justice n’est pas l’instance juridique qui condamne des pécheurs coupables, mais le don que Dieu accorde à celui qui croit. Cette justice déclare juste celui qui se reconnaît incapable de plaire à Dieu et qui s’attend avec foi à lui.
Il écrit : « Quand je le regardais sur la croix, je croyais que le Christ était pour moi comme la foudre ». Il ajoute : « Toi, Seigneur, tu es ma justice, mais moi, je suis ton péché : tu as assumé ce qui était à moi, et tu m’as donné ce que je n’étais pas ».
Il se lance dans le combat pour la vérité. Il écrit : « Mon devoir était de parler, et j’aime mieux exciter la colère du monde que celle de Dieu ». Ce qui le pousse à agir, c’est la vente des « indulgences ». En
effet, l’Église catholique proposait alors les mérites des saints et de Jésus Christ comme moyen d’accéder au salut ; on pouvait les acquérir avec des pénitences ou de l’argent. Cela révolte Luther, il veut avertir ses contemporains. Il dénonce ces erreurs funestes dans les 95 thèses affichées à la porte de l’église de Wittenberg le 31 octobre 1517. Imprimeurs, religieux, pèlerins se chargeront de les répandre rapidement à travers l’Europe. Le mouvement de la Réforme était né.
Luther a ouvert la voie à cette œuvre de l’Esprit, dont nous sommes les bénéficiaires aujourd’hui.
Source (Plaire au Seigneur)