“Alors fut accompli ce qui avait été dit par le prophète Jérémie.”Matthieu 27. 9
Quelle image se fait le monde d’une personne qui a réussi ? N’est-elle pas celle d’un entrepreneur qui motive ses employés et fait avancer les choses, d’un capitaine d’équipe qui montre l’exemple et qu’on écoute, d’un artiste qu’on admire et copie… ? Selon les normes du monde, le succès est garanti à celui qui possède l’une ou l’autre de ces qualités.
Jérémie n’avait aucune de ces qualités, bien que Dieu l’ait choisi et préparé comme prophète. Il n’était ni écouté ni admiré. Au contraire, il a été ignoré, rejeté, menacé, maltraité, emprisonné et même déporté. Quand il demande aux Juifs, de la part de Dieu, de se rendre aux Chaldéens, on l’accuse de décourager le peuple. Jugé à l’applaudimètre du monde, Jérémie était un véritable « perdant ». Pourtant Jérémie a toujours rapporté fidèlement les paroles de Dieu, en dépit des calomnies et des persécutions.
La « fidélité » d’un prophète n’est pas mesurée selon les normes du monde, mais selon les critères de Dieu. Comment Dieu a-t-il justifié son prophète en qui le monde pouvait voir un « perdant » ? Par l’accomplissement de ses prophéties !
– 1. Daniel, en étudiant le livre de Jérémie en particulier, comprends que la captivité de soixante-dix ans annoncée par le prophète arrive à son terme (Dan. 9. 2).
– 2. Les soixante-dix ans écoulés, l’Éternel agit sur l’esprit de Cyrus pour qu’il donne l’ordre de reconstruire le temple de Jérusalem afin que “la parole de l’Éternel dite par la bouche de Jérémie” s’accomplisse (Esd. 1. 1).
– 3. À l’occasion du massacre des enfants à Bethléhem, Matthieu dit : “Alors fut accompli ce qui a été dit par Jérémie le prophète” (Matt. 2. 17, 18 ; voir Jér. 31. 15). Matthieu reconnaît dans cet événement que le prophète était la bouche de Dieu.
– 4. Si Judas trahit le Seigneur pour trente pièces d’argent et les jette dans le temple avant de se suicider, Matthieu dit : “Alors fut accompli ce qui avait été dit par Jérémie le prophète” (Matt. 27. 9, 10 ; voir Zach. 11. 12, 13).
Sûrement, l’accueil que réserve le Seigneur à ses esclaves fidèles s’applique à Jérémie : “Bien, bon et fidèle esclave… entre dans la joie de ton maître” (Matt. 25. 23). Et pour ceux qui connaissent le Seigneur, il n’y a pas de plus grande satisfaction que son approbation.
Source (Plaire au Seigneur)