“Mes brebis… je leur donne la vie éternelle ; elles ne périront jamais, et personne ne les arrachera de ma main. Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tous, et personne ne peut les arracher de la main de mon Père.” Jean 10. 28, 29
Nous connaissons probablement tous quelqu’un, dans notre famille ou notre voisinage, qui, après avoir déclaré être sauvé et avoir vécu comme un croyant, s’est éloigné du Seigneur. Il vit depuis sans se soucier de lui plaire. Cet éloignement tragique peut aller de la simple indifférence jusqu’à l’opposition ouverte à la foi chrétienne. Mais le fait est là : cette personne a abandonné le Seigneur à qui elle avait déclaré appartenir.
Nous sommes tristes et nous nous posons alors la question : si le Seigneur revenait aujourd’hui, notre ami serait-il enlevé avec nous à sa rencontre ou resterait-il avec les incrédules pour partager leur sort ? Question souvent sans réponse, car Dieu seul connaît l’existence de la vie divine en quelqu’un.
Pourtant, quand cette personne a porté d’une manière manifeste les fruits de cette vie, nous sommes autorisés à penser qu’elle était et qu’elle reste une brebis du Seigneur. C’est une brebis égarée, certes, une brebis qui refuse d’écouter les appels de son berger, mais une brebis que le Seigneur aime malgré tout. Quel réconfort nous trouvons alors dans les paroles du Seigneur : il donne à ses brebis la vie éternelle, une vie qui n’aura pas de fin, une vie qui ne dépend pas de leur comportement ! Personne n’arrachera une seule de ses brebis de sa main ni de la main de son Père.
Nous sommes tristes néanmoins en pensant à la tristesse du Seigneur, plus grande encore que la nôtre, au déshonneur qui en résulte pour lui, à l’effet désastreux que cela peut produire sur d’autres.
Notre peine vient aussi de ce que le frère ou la sœur qui s’est éloigné du Seigneur n’a plus la joie de ressentir la paix avec Dieu : sa conscience n’est sûrement pas à l’aise ; peut-être que Dieu, dans sa fidélité, emploiera des moyens douloureux pour ramener son enfant à lui.
Alors, ne nous lassons pas de prier pour ceux qui semblent avoir abandonné le Seigneur ; prions avec l’assurance que l’amour de Dieu ne change pas. La vie éternelle est un don, et celui qui la reçoit la possède pour l’éternité.
Source (Plaire au Seigneur)