“Si j’ai toute la foi de manière à transporter des montagnes, mais que je n’ai pas l’amour, je ne suis rien.” 1 Corinthiens 13. 2
Hier, nous avons vu en Caleb une belle figure d’un homme de foi, fortifié par la méditation de la Parole. Aujourd’hui, faisons un pas de plus avec lui.
En effet, cette Parole est puissante pour faire de nous “des hommes de Dieu accomplis, propres à toute bonne œuvre” (2 Tim. 3. 17). Caleb, homme fort et plein de foi, illustre en partie seulement la transformation bien plus profonde que la Parole opère. En méditant, en “contemplant la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image” (2 Cor. 3. 18). Notre foi est fortifiée et dans le même temps nous progressons sur le chemin de la compassion et de l’amour. Recevons tout ce que la Parole enseigne. Nos progrès doivent être équilibrés, sinon nous risquons de n’être rien (verset du jour).
L’histoire de Caleb révèle cette profonde transformation.
Arrêtons-nous au chapitre 20 du livre de Josué, où le nom de Caleb n’est pas même cité. Ce texte présente le sort de ceux qui involontairement sont à l’origine de la mort d’un homme. Écrasés par la culpabilité, ils doivent fuir maison, famille et amis pour trouver refuge dans une des 6 villes désignées à cet effet. Là il faudra les recevoir, les loger, les aider des années durant. Là il faudra user de compassion. Or, Hébron, la ville dont Caleb a pris possession, est choisie comme ville de refuge. Manifestement Dieu sait que ces malheureux trouveront auprès de Caleb la compassion dont ils auront besoin.
Passons au chapitre 21. La tribu de Lévi rappelle l’ordre de Moïse de leur donner des villes. Quelques difficultés apparaissent alors : il faut que des combattants rendent quarante-huit villes dont ils ont pris possession au péril de leur vie ! Au profit des Lévites qui n’ont pas participé une seule fois aux combats ! Qui va accepter de le faire ? La réponse est admirable : la première ville tirée au sort est Hébron. Dieu a conduit le sort, car Caleb est prêt pour ce sacrifice. Par amour Caleb donne l’exemple à tous, il rend Hébron et accepte d’aller habiter les hameaux de sa campagne.
Quelle transformation !
“Nous connaissons l’amour de celui qui a laissé sa vie pour nous ; et nous devons laisser nos vies pour les frères” (1 Jean 3. 16).
Source (Plaire au Seigneur)